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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kms

Publié le par ulysse92

Astuce :Vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignés qui vous emmèneront vers un site pour plus d’informations :-)
N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à partager l'article.
Chaleureusement
Denis

24 septembre 2016
Le jour vient danser sur les persiennes pour me sortir d un profond sommeil

Je me réveille dans cette grande chambre aux draps soyeux qui ont bercé ma nuit d un seul souffle.
Première prise de contact avec mon corps.

La fatigue a laissé des traces sur tout le dos, les jambes ont encore le souvenir de ce périple.
Je rassemble mes affaires, arrange mon sac et descends doucement l escalier qui réveille quelques tensions.
8 heures. Tout est calme dans cette salle d’hôtel aux odeurs de pain grillé et thé.
Devant un café, je regarde mon itinéraire se dérouler sur la carte pour cette nouvelle journée.
Aujourd’hui, rythme tranquille.

la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours

la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours

Je ne peux partir sans voir AUVILLAR en plein jour, et prendre le temps de découvrir ce village une dernière fois.
Derrière la tour de l’horloge, se dessine une grande place triangulaire sur laquelle surplombe une mini halle au grains, remplie d étals de producteurs locaux.
Sur une ambiance de marché local, je flâne avant d’atterrir au mini office de tourisme tenu par une dame âgée, charmante et lumineuse.

Nous discutons ensemble à propos du chemin, des pèlerins auxquels « elle consacre beaucoup de temps bénévolement avec chaleur », s’empresse de me dire son amie qui vient d'arriver.
Mon regard
  plonge dans le sien et je sens cette lumière, cette beauté intérieure. Cela me touche beaucoup, sans comprendre pourquoi. Au moment de partir, je fais demi tour, ouvre mon sac à dos et après avoir hésité entre plusieurs, lui sors une belle pierre (décorée artisanalement par Agnès) de sa couleur préférée avec un beau Message inscrit au dos " la Vie vous aime "
Je lui offre et lui dis: " petit clin d œil du matin pour vous remercier». Elle est émue. Je la quitte en lui disant qu’elle prenne soin d elle et part, le cœur rempli de joie, sans me retourner.

Avant de quitter Auvillar, je m'arrête visiter l'Eglise paroissiale Saint Pierre dont la quiétude me laisse en tête à tête avec Saint-Jacques pour un petit dialogue intérieur. 

 

Le temps est nuageux, frais et la route se déroule tranquillement jusqu’à Bardigues, ponctué par quelques messages à la craie laissés par des pèlerins. Un remplissage de gourde, et je continue de grapiller les kms en direction de St Antoine d’Arratz.

Personne sur le chemin ; les nuages distillent une lumière grise, habillant d’un manteau de tristesse les champs alentours. La route, presque en ligne droite, est d’une platitude ennuyeuse. Rien n’attire mon regard et je pars me réfugier dans mon monde intérieur ou dansent quelques souvenirs, naissent quelques pensées sur le sens de ma vie.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kms

Le joli petit village médiéval de Saint-Antoine de Pont d’Arratz se présente à moi lorsque je passe sous l’ancienne porte fortifiée. De jolies maisons fleuries, aux volets bleus,  bordent ce chemin et invitent à se poser « à la coquille » pour se rafraichir un peu.
Je reste là, assis à rêvasser en profitant seulement de l’énergie apaisante de ce village. 
 

L’Eglise Saint-Antoine attire mon attention et en pénétrant à l’intérieur, je trouve un pèlerin en larmes, en proie à une vive émotion. Il m’explique, qu’assis tout seul sur un banc, des femmes alors sont entrées et se sont mises à chanter ; Ce chant cristallin, magique a empli l’église et l’a bouleversé.
Cet instant était pour lui ; cela fait partie de ces « cadeaux » qui ouvrent le jardin de votre cœur et viennent caresser votre âme.

 Je quitte mon ami pèlerin  savoyard au gite d'Oustal et reprends la route sur un ciel aux couleurs de pluie jusqu'à FLAMARENS. Près du château, j'apercois le groupe de 10 pèlerines, installé sur une table, dont m'a parlé notre savoyard. Ce n'est pas courant de voir un groupe de 10 femmes pérégriner ensemble, et il est fort probable que ce soient des pratiquantes appartenant çà un groupe religieux. Le chemin est long et je le s recroiserai peut-être.

 

4 kms avant de rejoindre Miradoux ou je pense m’arrêter pour ce soir.

Un chemin sur le bas-côté d’une départementale, qui serpente le long des champs de tournesols déchus, brulés par le soleil, complète le tableau blafard de la journée.

Une pensée pour Van Gogh qui aurait été encore plus déprimé de peindre ces tournesol
s.

 

Miradoux, petit village de 500 habitants ou le soleil m’a accueille comme une récompense méritée.
Après avoir traversé la place des Halles, je sonne directement au gite « Bonté Divine ». Pas de problème de place ; 2 pèlerins seulement sont là et après l’accueil sympathique de Stéphane, je me hâte de prendre une douche chaude dans des sanitaires très bien agencés
.

Le plaisir de redécouvrir l’intensité des bonheurs simples comme celui de l’eau chaude sur un corps fatigué, de quitter ses chaussures de randonnée pour des sandales ouvertes, et en tenue de  détente, de profiter dans un jardin des derniers rayons de soleil qui viennent glisser sur l’horizon pour mieux gouter ces minutes qui s’écoulent doucement dans le tourbillon du Temps.
Tel est le bonheur du pèlerin.

Je fais la connaissance de Pierre, grand gaillard longiligne proche des 60 ans, barbe blanche de 3 jours. Nous échangeons quelques banalités courtoises sur notre parcours respectif .Il semble plus intéressé par son nombre journalier de kms que par la dimension intérieure du chemin.

Une fois seul, Stéphane vient déguster avec moi son apéritif local «  le pousse-rapière » et nous échangeons sur son parcours pour venir s’installer à Miradoux et ouvrir ce gite d’étape. Je suis toujours admiratif sur cette force de conviction de chacun à faire vivre un projet et sur les synchronicités qui viennent l’accompagner.

Le repas est l’occasion de discuter avec « Eric », un homme athlétique approchant la trentaine, qui, une fois arrivé à
Compostelle, a décidé de refaire le chemin inverse à pied pour rentrer en Suisse. Nous finissons en tête a tête autour d’un verre d’Armagnac, à échanger à bâtons rompus sur le symbolisme du chemin et de son regard «  alchimique » des endroits traversés.

Magie de l’échange et des rencontres qui s’achève avec la fatigue du soir.
Nous allons rejoindre rapidement notre dortoir pour une nuit récupératrice.
Installé dans mon duvet, je m’endors en repensant à ces quelques mots lus pour St Antoine que je vous offre avant de rejoindre les bras de Morphée, compagnon inlassable de notre voyage.

 

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DECOUVERTE DES CHEMINS DE COMPOSTELLE

Publié le par ulysse92

 

Bonjour à tous et à toutes,

En attendant la parution de mon 
prochain article, je vous invite à lire celui de Mélanie, qui gère le blog de voyages: 
http://www.voyagesauthentiques.com

N’hésitez pas à lui rendre visite pour avoir des infos sur d’autres destinations aux 4 coins du monde !
Bonne lecture ;-)

 

Partir à la découverte des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

L’Espagne est l’une des principales destinations touristiques de l’Europe. Ce pays est particulièrement célèbre pour la richesse de sa culture, de ses traditions, de ses festivals et de ses vestiges historiques. Mais voyager en Espagne, c’est aussi découvrir des paysages variés. Chacune de ses régions abrite des lieux qui fascineront sans doute les passionnés de la nature et d’activités en plein air. Un détour sur l’île de Lanzarote conduira, par exemple, les aventuriers dans les fameuses montagnes de feu et ses panoramas quasi lunaires. Sinon, un circuit dans la province de Huelva emmènera également les visiteurs dans le bassin minier de Rio Tinto. Celui-ci présente un paysage vraiment mystérieux qui fait penser à la planète Mars. En outre, il serait difficile d’imaginer des vacances dans cette contrée d’Europe du Sud sans découvrir quelques-unes de ses plus belles plages. Le pays, avec plus de 4 900 km de côtes, est un endroit idéal pour un séjour balnéaire. Les îles Baléares et celles de Canaries proposent des fronts de mer adaptés à tous les goûts.

Un véritable parcours de randonneurs

Bien que l’Espagne soit une destination par excellence pour faire la fête et pour vivre une culture inédite, c’est également un endroit parfait pour se ressourcer. En effet, le pays propose une expérience spirituelle unique à travers le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. À noter qu’il est tout à fait possible d’emprunter le chemin de Compostelle pour un simple défi dénué de signification religieuse, car l’itinéraire est propice pour une aventure sportive. Aussi, la voie menant à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est l’une des mieux balisées de l’Europe. Cependant, avant de partir pour cette aventure, il est judicieux de s’informer pour avoir une vue globale du circuit. Pour ce faire, les explorateurs pourront commencer par lire des récits de pèlerin. Mis à part consulter des forums ou des plateformes spécialisées, ils ont également la possibilité d’acheter des livres et de se procurer des carnets de routes où sont présentés des témoignages. Il est aussi important de disposer d’un minimum de références historiques pour rendre le parcours encore plus attractif.

Conseils pratiques


Pour pouvoir parcourir les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, il est obligatoire d’acquérir une credencial même si cette dernière ne donne pas un droit réel. Ce carnet est, en effet, indispensable, car il donne l’accès aux hébergements que les pèlerins choisissent d’emprunter les chemins depuis la France, de l’Espagne ou du Portugal. Ce document est aussi utile puisqu’il authentifie l’aventurier auprès de l’office du tourisme, des mairies… Par ailleurs, il est important de bien choisir son équipement. Puisque les vacanciers effectueront le trajet à pieds, il est donc logique d’opter pour un pair de tennis léger ainsi que des sandales de randonnée. Ces dernières sont pratiques pour se délasser un peu les pieds, mais aussi pour marcher sur les sentiers ne présentant pas trop de difficulté. Outre cela, en ce qui concerne les périodes favorables pour réaliser cette randonnée, elles se situent de mi-avril à mi-octobre. Néanmoins, afin d’éviter les saisons de trop grande fréquentation, entre autres sur la voie du Puy-en-Velay et sur le Camino Frances, les touristes pourront partir au printemps, d’autant plus que la nature s’éveille à cette saison. Enfin, tout comme un circuit au Brésil, notamment pour un trek sur la cordillère des Andes, il est indispensable de se renseigner sur la météo pour les étapes de montagne.

Mélanie
http://www.voyagesauthentiques.com 

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8 - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms

Publié le par ulysse92

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Chaleureusement
Denis

23 septembre 2016

Après une bonne nuit de sommeil dans cette maison de maître " Aube nouvelle" , le jour se dessine à l'horizon derrière cette vieille fenêtre aux multiples carreaux, témoins silencieux des innombrables jours et nuits qui glissent sur cette colline.

Après le rituel du sac, je m'habille léger et enlève mes semelles de mes chaussures de rando pour laisser plus d'espace aux pieds. Révélation du matin pour peut-être plus de confort en journée.

Je vais prendre le temps d'une tasse de café avec Thierry, en train de gouter toutes les confitures maison. Nous échangeons nos numéros de téléphone car nous ne sommes pas sûrs de nous recroiser aujourd'hui.

Thierry part devant moi, son chapeau de baroudeur sur la tête et ses bâtons de randonnée en action.

Je le laisse partir  savourant une dernière tasse de café devant le perron de la maison ou les premiers rayons viennent saluer la façade.

Sac à dos en action,  je démarre lentement, appréciant déjà cette nouvelle journée ou je sens mon corps plus frais, plus reposé.
 

Je me retourne une dernière fois pour saluer cette maison posée sur ce vallon, telle une vieille dame assise sur sa chaise regardant passer inlassablement les pèlerins depuis fort longtemps.

La traversée de DUFORT-LACAPELETTE   est rapide pour avancer sur des petites routes paisibles jusqu'à St Martin avant de retrouver le plaisir des sentiers.

J'ai déjà rattrapé Thierry, assis dans un fossé qui semble affairé avec des photos sur son téléphone.
Je souris et lui dis " on se revoit à Moissac ?"
Sous son chapeau de baroudeur, son front se plisse en guise d'interrogation.
j'aurai déjà disparu derrière ce bosquet d'arbres avant de connaître la réponse.

La marche porte à la rêverie, le tumulte du mental s'est apaisé et une connexion imperceptible avec tout ce qui t'entoure éveille tes sens.
J'aime ces chemins façonnés comme une trouée dans la verdure, ou la Nature daigne nous laisser passer, tandis qu'au loin se dessine une porte imaginaire vers l'inconnu.
Plus de notion de temps.
Tu marches seul sans l être vraiment car cette vibration vient t'envelopper d 'une belle émotion de plaisir. Cette sensation d être vivant, relié a tout  est un de ces moments magiques que j'aime sur ce chemin.

Cette réverie me fait parcourir 12 kms  lorsque j'arrive à MOISSAC.
La traversée pour arriver au centre ville me semble interminable sous cette chaleur et me ramène à la réalité.

Enfin, j'arrive sur une belle place ou se dresse fièrement l'abbatiale de Moissac,  vieille de 10 siècles et inscrite au Patrimoine mondial de L'Unesco.
Avant d'aller la visiter, je me pose dans un bar pour me rafraichir.
Les degrés sont là et je m'accorde une bière fraîche légère pour le plaisir des sens.
Thierry arrive 1/4 d'heure après. Le fait de l'avoir dépassé l'avait remotivé pour me rattraper.
IL s'arrête là pour aujourd'hui sur une petite étape pour visiter Moissac.
Cette fois-ci ,on se dit vraiment au revoir, et ce moment me laisse une émotion, nourrie par une sensation étrange de fermer une parenthèse amicale dans la boucle du Temps.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms

Impossible de quitter MOISSAC sans prendre le temps de visiter son abbaye, et son cloître vieux de 1000 ans, qui répertorie sous formes de gravures sculptées les scènes de l'ancien et du nouveau Testament pour les plus fervents.
Je ne suis pas spécialement réceptif en général, mais le cloître est de toute beauté et  invite au calme.
Je passe du temps à observer les lumières en fonction de l'endroit, sentir l'atmosphère du lieu en imaginant les moines à cette époque, écoutant ces moments de silence car j'ai la chance d'avoir peut de touristes aujourd'hui.

 

 

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 8  - DUFORT LACAPELETTE - AUVILLAR : 36,5 kms

Le temps passe vite, et je sors du cloitre, un peu étourdi de cette pause.
Impossible pendant 10 mns de retrouver le chemin, les signes du GR. Je tourne en rond, comme un pèlerin déboussolé.

Enfin, je reviens sur mes pas et je repère le tracé qui m invite au départ de MOISSAC.
Le sentier se fait le long du canal de halage et c'est bien agréable, vu les températures estivales.

Je ne sais pas encore ou je compte m'arrêter ce soir, aussi j'accélère un peu le rythme pour gravir une bonne montée vers BOUDOU, puis MALAUSE.

Tout est complet, et je sens l'aventure qui commence à pointer le bout de son nez.
Prochain arrêt : POMMEVIC
Petit village désert ou le seul hôtel est fermé pour vacances.

Après avoir rempli ma gourde près de l'Eglise, je me pose 5 mns et examine les possibilités
Cela fait 31 kms que je marche. Il est plus de 19H30 et la lumière du jour faiblit en même temps que moi.

Reste AUVILLAR à 5 kms.

5 kms à faire rapidement mais avant je dois m'assurer d'un endroit pour dormir.
J'enlève l idée des gites ou cela risque d'être complet et ils auront tout pris leur repas.
Je vais faire une entorse à mon budget mais je me rabats sur le seul hôtel d'Auvillar, un peu cossu qui me confirme qu' il lui reste une chambre.
Je suis fatigué ; mon corps est endolori et le mental est en berne.

"Allez, c es toi qui l as voulu en te laissant porter chaque jour !"

"Un peu de confort te fera du bien" "Tout a un sens, tu le sauras en temps !"

J'ai hâte de finir cette journée.
Je décide de courir avec mon sac à dos pour aller plus vite, avant de tomber dans la nuit noire. Mes muscles claquent, mon dos se tend mais je vais maintenir le rythme pendant ces 5 derniers kilomètres ou je vois de moins en moins bien, et les quelques voitures me frôlant, également.

Mon corps entier souffre en montant cette dernière pente qui ouvre sur une place circulaire d'Auvillar de nuit.
Trempé, le visage décomposé, j'arrive à l'hôtel qui m'accueille très sympathiquement, vu la tête de vainqueur (ou de vaincu !) que j'affiche.
La chambre est spacieuse, je me déshabille rapidement pour laver mon corps de ses odeurs, de ses douleurs, pour renaitre sous une forme plus humaine.

je vais diner seul autour d'un repas bien copieux et en notant mes sensations du jour.
Etrange journée faite d'imprévus, pour m'emmener plus loin aux limites de mes possibilités.
Sensation de ne pas être à ma place dans ce lieu mais dont je vais profiter en silence.

Je monte vite me glisser dans des draps, ou malgré la torpeur qui m'envahit, mon corps entier n'est que douleur. Dans cette sensation tout entière de douleur et de bleu à l'âme, je m'endors sur ces quelques mots :

" Ne cherche pas à voir le chemin , regarde juste ce qu' il a à te montrer " 

 

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms

Publié le par ulysse92

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Chaleureusement

21 septembre 2016

La nuit est vite passée, comme un tunnel dans lequel on rentre pour en ressortir aussi vite.
Pas d’inspiration nocturne.
Je m’habille après une rapide toilette et rejoins Jean-Marc, Catherine et Jocelyne en train de déjeuner.
Après quelques échanges courtois et un rapide café pour moi, on se souhaite chaleureusement un bon chemin qui nous portera chacun et chacune vers une destination différente.
Le chemin, bien souvent me rappelle nos lignes de vies, faites de rencontres, de parcours qui se croisent et se séparent, de moments clés, de doutes, d’instants fulgurants de compréhension pour nous permettre d’aller vers qui nous sommes vraiment.
Sur cette pensée, je quitte le gite pour descendre au ralenti ce sentier qui serpente dans la forêt.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms

L’air est empli de ces senteurs matinales devant les rayons de soleil qui dansent sur le dos de Dame Nature.
J’aime sentir ces odeurs de bois, de fougères ou herbes mouillées, entendre ces chants d’oiseaux ou ces craquements furtifs d’une bête invisible qui nous observe.
C’est un spectacle d’une telle vibration que j’avance sans bruit pour ne pas en troubler le déroulement.
Je retrouve Jean-Marc 3 kms plus tard à LABASTIDE-MARNHAC autour d’un café en extérieur.
Nous prenons un peu le temps de parler et je sens en lui un homme qui, toute sa vie, n’a pas pris le temps de chercher en lui des réponses. Sa vie s’est déroulée tel un fil parmi d’autres, et aujourd’hui il semble attentif à toutes ces petites choses qui viennent briller dans son quotidien.
Cela me rappelle un paragraphe dans l’alchimiste de Paulo COELHO, ou le regard d’un homme observant le désert se transformait au fil des jours tout en entretenant le feu pour devenir alchimiste lui aussi. 
Je quitte Jean-Marc en lui disant au revoir.
Je sais que nous ne nous recroiserons pas mais espère que sa flamme allumée en lui brille plus fort chaque jour.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms

Les kilomètres s’enchainent essentiellement sur des sentiers forestiers  jusqu’ à LASCABANES.  

Je me surprends à observer le ciel d’un bleu pur, avec les nuages ou chemtrails aux formes étranges qui semblent vouloir dire, me dire quelque chose.
Non, ami lecteur, ce n’est pas le début d’une crise mystique mais simplement une sensibilité poétique exacerbée par la magie des paysages et l’immensité du chemin que je parcours seul.


Après avoir fait le plein d’eau, je marche, sous un soleil de plomb, jusqu’ à la chapelle Saint-Jean, posée majestueusement autour d’un ilot d’arbres

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms

Je prends le temps de la visiter, avant d aller voir la fontaine miraculeuse plus bas.
Il faut vraiment le savoir car cette fontaine est des plus ordinaires, ou même quelques guèpes viennent s'abreuver..
J en boirai un peu pour emmener avec moi un peu de cette magie.

Je repars ainsi pour 7 kms jusqu à MONTCUQ
. Les pieds souffrent, le corps aussi et une petite pause dans le village me semble  indispensable.
Après un tour a la pharmacie pour une pommade pour les pieds, je m autorise une bière à l ombre d un parasol.
Il est plus de 16h30 et ces premières gorgées sont une cascade de fraîcheur.
J étends mes jambes.
Je suis bien ici à me poser. Autour de moi, des locaux, un pèlerin anglais arrivé au terme de sa journée, qui me sourit.
Je regarde le parcours..ça fait 25 kms que je marche.Mon corps commence à me lancer des signaux de fatigue.
Instinctivement, je sens que je dois encore avancer un peu.
Pourquoi ? je n en sais rien.
Elle me fatigue, cette petite voix intérieure souvent silencieuse mais qui soudainement me dit : " MONTLAUZUN, c est bien !"

J'appelle. Ils ont de la place.
Je remets le sac à dos et relance la machine.
Hmmm..mon corps est crispé mais le soleil est là ! Laissons nous porter par l'aventure !

La route me réserve de bonnes descentes alternant avec de gros "raidillons" jusqu a ROUILLAC.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 6 - GITE DES MAHIEUX - MONTLAUZUN : 32,5 kms

Je me pose sur un banc boire de grandes rasades d'eau et visite cette petite chapelle de ST Pierre de Rouillac du 12ème siècle dans laquelle veille une vierge noire, impassible face au temps qui passe.
Encore 4 kms avant d'atteindre MONTLAUZUN sous une chaleur ou j'ai l'impression de marcher sur du goudron brulant.
Que de montées ! Je crois que j'ai  attrapé une indigestion de montées par ci , montées par là !
Le gite tenu par un charmant couple d'Anglais dévoile une vue sublime sur les plateaux du Quercy Blanc, belle récompense pour tous ces  efforts, couronnés par  un lit , seul dans cette grande chambrée un peu rustique.

Une longue douche réparatrice, mon auto massage indispensable des pieds et un bon repas en compagnie de Michel et Thierry( un numérologue avec qui je vais vite sympathiser ) feront de cette soirée, une belle soirée champêtre ou j'irai saluer les étoiles avant d'aller me coucher.

C'est beau, le Quercy sous une nuit pétillante d'étoiles !

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COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)

Publié le par ulysse92

21 septembre  2016

Après un déjeuner frugal et un dernier au revoir, je laisse mon amie Viviane à sa demeure « pleine de vie » si je peux l’exprimer ainsi.

Je dois rattraper au plus vite le GR 65, en reprenant des petites routes bitumées.
Ce sera chose faite après quelques aboiements de chiens méchants (on espère toujours que la grille soit bien fermée) sur les 3 kms supplémentaires pour me réveiller.

Il fait beau ce matin mais je me sens d’humeur triste.
Est-ce notre conversation sur le sens de nos vies respectives d’hier soir ?
J’ai du vague à l’âme aujourd’hui, et le chemin prend une allure de corvée.

 

COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)

Je retrouve des sentiers ou je traverse des hameaux sans intérêt « La Bouyssiere » « Le Pech » qui laissent entrevoir l’autoroute A20 étrangement calme.
Après lui avoir tourné le dos, le GR me réveille avec un bon dénivelé de 100 m et les montées sur des sentiers boisés.
Le corps se tend, les mollets grincent et j’adapte mon rythme en buvant régulièrement.
Arrivé vers 13h au stade près de la Guintarde , je croise de nouveau le couple d’allemands de l’Est en mode « pause ravitaillement ».
Le chemin a laissé quelques traces sur eux ( ampoules, inflammations tendons) mais ils gardent le moral en se prévoyant une étape de 30 kms.
On se souhaite chaleureusement » Bon chemin ».
C’est toujours curieux, cette magie du chemin.
Je croiserai certaines personnes plusieurs fois, d’autres jamais plus, et quelques-unes que je n’aurai pas soupçonné beaucoup plus loin dans le parcours. A chaque fois, il y a un petit clin d’œil, une phrase, un petit message pour la journée ou une réponse à ton questionnement intérieur resté en attente.

COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)
COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)

Le soleil est à son apogée et le sentier serpente entre des paysages vallonnés pendant 5 kms avant de découvrir CAHORS en contrebas.
CAHORS est une ville qui se mérite.
Et pour cause, la descente est vraiment abrupte sur 800 m.
Les pieds cognent au bout des chaussures à chaque pas. J’adopte la descente en diagonale pour limiter la raideur de la descente.
ça tape, ça grippe, les pieds brulent mais j’arrive enfin en bas.
Tiens ! Mon pèlerin allemand seul.
Sa femme souffrait tellement qu’une voiture l’a emmené dès le début de la pente pour la déposer au carrefour ou la terre est plus plate.

Direction le pont louis-Philippe ou je me dirige sur une terrasse de café ombragée pour m’accorder 30 minutes de repos, les pieds à l’air.
Un bonheur de sentir son corps en repos. Il me manque juste un bain frais pour que la détente soit optimale mais de là à aller plonger dans la fontaine à coté, n’exagérons pas!
Je remets les chaussures devenues étroites à mon gout, et déambule dans les ruelles de Cahors: d’abord à l’office de tourisme pour quelques infos,
ensuite à un "CASH Converters" pour acheter un câble iPhone ( ma batterie de téléphone était presque à zéro)
et pour terminer, je vais me recueillir dans la cathédrale Saint-Etienne de Cahors.

COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)
COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)
COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)
COMPOSTELLE 2016-JOUR 5 : LALBENQUE-GITE DES MAHIEUX ( 26 kms)

J’aime bien cette énergie particulière que je peux ressentir parfois à l’intérieur, et son silence.
J’allumerai quelques cierges pour méditer et envoyer de la lumière à mes proches, dont une pensée particulière pour la guérison d’une amie « Gaëlle », et un couple d’amis toulousains que la Vie n’épargne pas en ce moment.
Je prends le temps de flâner dans le cloitre avoisinant avant de replonger dans les ruelles peuplées de Cahors.
Je ressens le besoin de continuer mon chemin.
Trop de monde ici. Trop urbanisé aussi.


Je prends la direction du Pont Valentré qui se dessine devant moi, majestueux avec ses arches et ses pieds poses dans le LOT.

Une certaine émotion me saisit lorsque je pose mes premiers pas sur ce pont.
J’ai l’impression étrange de le traverser pour mes ancêtres, de marcher pour eux à ce moment-là, comme si je reliais quelque chose de subtil lié au passé.

La montée des marches à la sortie me replonge dans le réel.
Des marches taillées pour des géants dans la falaise font que je suis trempé en arrivant au sommet ou je surplombe le lot et son pont encore plus beau de ce côté.

J’appelle au hasard le gite des Mahieux qui a une place pour moi et qui me rappelle que le diner est à 19h.
il est 17h15. 5 petits kms à parcourir ou la route longe un autoroute pendant 2 kms.
Cette partie-là est longue, inintéressante au possible avant de retrouver la tranquillité sur le chemin.

Enfin , le gite avec la promesse d’une bonne douche.
Je serai dans une chambre, seul car l’autre personne ne vient pas.

Après un bon nettoyage, je retrouve à table Jean-Marc ( le pèlerin assis dans un fossé hier) et fais la connaissance de Jocelyne et Catherine (mère et fille) ou les conversations joyeuses nous font passer une bonne soirée.

Je retrouve mon lit avec bonheur et m’endors en pensant à quelques phrases éparses tirées de Jacques Musset sur le pèlerin :
« rappelez-vous l’essentielle vérité : le royaume intérieur, le trésor caché se découvrent seulement en marchant » « simples mots dont la vérité s’éclaire dans l’aventure du chemin, plus loin plus avant, plus profond »

 

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COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms

Publié le par ulysse92

20 septembre 2016

Sommeil profond sans souvenir de rêves.
7h : Réveil en plusieurs phases : lever de paupières, notion de temps, premières sensations corporelles.

Petite toilette du matin mais surtout massage des pieds, huilage, sparadraps et café pour terminer la préparation.

7h35 : Je salue tout le monde déjà présent. Quelques encouragements pour ce jour qui s’annonce.

Je serai le dernier à partir avec la traditionnelle photo souvenir de Dominique pour son album souvenir.

Une belle lumière du jour accompagne mes premiers pas pour m’amener rapidement vers LIMOGNE EN QUERCY que je traverse nonchalamment, apercevant quelques pèlerins autour d’une tasse de café.

COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms

Je passe rapidement mon chemin, content de m’être arrêté hier soir à Dalat ou je suis resté dans cette énergie particulière, qui vous donne l’impression de vivre un moment unique.

Je me souviens d’être sorti regarder ce ciel tissé d’étoiles que l’on ne peut voir en région parisienne et de gouter ce silence que la Nature orchestre de temps à autre.
Mes pas m’ont amené déjà hors de Limogne en Quercy et je marche à travers des sentiers boisés qui me portent à la réflexion.

Je me sens à la fois tellement vivant et si loin de ce que je suis vraiment.
Mes pas s’enchainent, tandis que mes pensées se déroulent sur le fil de ma vie, distraites par la configuration étrange des chemtrails dans ce ciel bleu.

COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms

12 kms se passent ainsi, entre rêveries, pensées diverses et contemplation du paysage sur ces chemins pittoresques, le village très calme de VARAIRE.
Avant d’arriver à Bach, une boite à lettres sur un mur de maison ou l’on peut prendre un livre pour le voyage ou en laisser un pour les autres. Belle initiative pour les pèlerins en soif de lecture !
Bach, petit village de 172 âmes avec un petit restaurant, son église et un point d’eau pour les gourdes.
Tant mieux car il fait soif !
Les températures sont estivales et j’en profite pour m’asseoir cinq minutes, contemplant cette place et des collègues pèlerins croisés hier soir en mode ravitaillement.
Je ne ressens pas le besoin de manger et préfère jeûner le midi comme j’avais prévu initialement au début du périple.

 

COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms
COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms

Je reprends très vite les sentiers boisés, avec de belles montées pierreuses qui réveillent le corps.
Il fait lourd et mes pieds chauffent .
Je ne prends pas la variante vers le couvent de VAYLATS et trace directement vers le Mas de VERS.

Je croise à ce carrefour un pèlerin assis sur le fossé, le regard un peu perdu
Je lui demande si tout va bien.
Il attend une voiture pour l’emmener au gite d’étape. Ses jambes lui font mal.
Je ne sais pas encore que je le retrouverai bientôt sur le chemin pour connaitre son histoire.
Je continue ma route, mais sens après 150 m que ça ne va pas.
Effectivement, c’est la mauvaise direction.
Je reviens sur mes pas et cette fois prends le bon sentier.

Cette route bitumée de 3,2 kms va me sembler interminable avec ses lacets, ses voitures surgissant soudainement.
Mes pieds me font franchement mal mais ce soir je m'arrête  à LALBENQUE retrouver une amie thérapeute rencontrée dans le cadre d'une formation en constellations familiales
.

 

rue du marché aux truffesEnfin, les premières maisons apparaissent et je rentre dans le village.
LALBENQUE, le village réputé pour son marché aux truffes.(j’avoue ! je ne le savais pas non plus !)

je m'arrête dans un bar pour m'autoriser une bière fraiche, quitter mes chaussures pour laisser revivre mes pieds et m'apercevoir que j'ai perdu ou oublié mon chargeur quelque part.
Heureusement, le barman en a un à me prêter et je peux recharger mon téléphone.

C’est mieux pour lire l’adresse sauvegardée sur le téléphone et prévenir mon amie que je suis arrivé.

 

Je retrouve Viviane, ou nous passerons de longues heures à refaire le monde et parler de Compostelle, thérapie et sens de la Vie.


26 kms sous le soleil, ça vous assomme assez vite et je prends possession de ma chambre, une grande pièce qui sert de lieu de méditation pour des groupes.
L’énergie est présente mais douce et je m’endors assez vite

Je me souviens la nuit d’avoir demandé tout haut à des femmes habillées en nonnes qui riaient de faire moins de bruit.
Viviane me dira en riant le lendemain que ce bâtiment était habité avant par des religieuses.

Le chemin, ça vous reconnecte fort !

COMPOSTELLE 2016 - Jour 4 : GITE D’ETAPE DE DALAT – LALBENQUE : 26,5 kms

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COMPOSTELLE 2016 - JOUR 3 : BEDUER - MAS DE DALAT (32,5kms)

Publié le par ulysse92

19 septembre 2016

Après une bonne nuit de sommeil et un super petit déjeuner à "la Soursonnette", je sors à l’extérieur regarder la lumière du jour glisser sur l'horizon, telle une vague se déversant sur les bois endormis autour de nous.
Il fera beau aujourd’hui.
Je range toutes mes affaires et le poncho dans le sac et remercie nos hôtes pour leur accueil chaleureux. De belles personnes dont je garderai un bon souvenir.
Tous les autres pèlerins sont déjà partis devant.
Je prends le temps ce matin de dérouler tranquillement durant les 1ers kilomètres, m enivrant de la senteur d’humus et des bruits de la nature s’égayant sous les rayons de soleil.

Tout en rêvassant, je finis par rattraper le couple d’Allemands de L’est. D’abord le mari, un grand gaillard joyeux qui s’entreprend en anglais de me raconter son parcours de militaire un peu « particulier »avant de migrer du côté Ouest ; sa femme, plus petite, essaie de garder le rythme en silence, pour maintenir le cap prévu de la journée.

dolmen de Pech-Laglayre

dolmen de Pech-Laglayre

Je suis bien, délicieusement en paix dans cette foret, à la fois seul et entouré de toutes ces formes de vie qui chantent, bourdonnent, craquent, détalent ou se taisent.

Un beau panorama me présente CAJARC que je vais rejoindre par une belle descente abrupte, saluant au passage une pèlerine assise que mon passage semble troubler.

Cajarc centre et eglise Saint Etienne
Cajarc centre et eglise Saint EtienneCajarc centre et eglise Saint EtienneCajarc centre et eglise Saint Etienne

Cajarc centre et eglise Saint Etienne

CAJARC, village avec ces petites ruelles engoncées entre les maisons qui fleurent bon la douceur de vivre.
Je passe visiter l’église St-Etienne pour me recueillir un peu dans ce lieu sacré, mettre quelques cierges pour des bonnes intentions envers des proches (ou moins proches aussi ) et leur envoyer de bonnes pensées d’énergie.
Je traverse le village et demande à une personne âgée ou trouver une épicerie pour boire quelque chose de frais. Il me propose généreusement une boisson fraiche, avant de filer à son rendez-vous. Merci, la Vie !

Assis au bord un banc, je regarde le pont suspendu posé sur le Lot et profite de la lumière du paysage et reste de longues minutes à savourer ces instants de simplicité. J enlève mes chaussures, mes chaussettes et laisse mes pieds respirer.
ils ont bien souffert. Quelques ampoules témoignent d'un désaccord entre eux, les semelles, les chaussures et le bitume.
Je mets un ou deux pansements, les masse avec de l huile et reste ainsi pieds nus à regarder sans vraiment observer, entendre sans vraiment écouter.
45 minutes ont passe ainsi.
je me rechausse,  remets le sac à dos et regarde le plan. Ou vais je m arrêter?
Nous verrons le moment venu selon l’inspiration.
Le soleil est généreux et la sortie de CAJARC se fait en sueur, sous le bord d’une grande route dangereuse, avant de retrouver la direction de GAILLAC.

Direction vers des sentiers boisés pour un peu de fraicheur, mais également de belles montées ou le rythme se fait moins rapide, le cœur battant plus fort et le sac plus lacérant au niveau des épaules.
Qu’importe ! la nature me berce et mène mes pas jusqu à St Jean de Laur, accueilli par des guirlandes de ballons et de coquilles saint jacques colorées.
C est gai et je m’arrête pour écouter le tintement, et remplir ma gourde.

Il est 17h et je n’ai pas vu l’heure passer.
J’appelle les deux gites des environs. L’un est complet, l’autre ne répond pas.
J’appelle le Gite Dalat Etape ou une voix sympathique me répond que c est possible.

5, 8 kms à faire encore. L’idée de ne pas réserver pour se laisser porter par la surprise, la magie de chaque journée sur le lieu final me laisse un moment dubitatif.
Je m’entends penser tout haut « ok, je fais confiance mais c’est un peu dur là »
Il faut avancer, faire des choix. On ne revient pas en arrière.
J’accélère le pas jusqu’à trottiner au pas de course dans les descentes avec une belle montée finale dans le dernier km. Merci Monsieur + !

Je mettrai un peu plus d’une heure pour enfin déposer mon sac au gite et prendre une douche récupératrice, nécessaire pour reprendre forme humaine.
Je fais connaissance des autres pèlerins arrivés avant moi : René et sa femme (un couple de néo zélandais), 2 français ( Paul et François qui ont décidé en cours de chemin de le finir ensemble) et Zladi, une Américaine.
Dominique, notre hôte qui nous accueille est un amateur de treks et un fin cuisinier.
C’est autour d’un bon repas festif que nous parlerons de nos vies, écorchées pour certains, des rencontres sur le chemin et du meilleur à venir.
Une belle soirée teintée d’humour et de générosité de cœur que je garde avec moi avant de rejoindre ma suite.
Oui ! ma suite car j’ai le dortoir avec salle de bains et WC pour moi tout seul à l’étage.
Les surprises du chemin c’est ca aussi !
Avant de m' endormir, je repense à ce texte déposé sur le chemin, destiné à tous ceux qui auront pris le temps de le voir.
Ce texte, je vous le dédie !

COMPOSTELLE 2016 - JOUR 3 : BEDUER - MAS DE DALAT (32,5kms)

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COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS

Publié le par ulysse92

18 septembre 2016

Lever à 7h après une bonne nuit de sommeil récupératrice.
Après avoir préparé mon sac, je descends prendre un café dans la salle.
Mon colocataire d’une nuit est déjà prêt à partir, tandis que Charlène et sa fille, nos deux pèlerines québécoises, prennent leur petit déjeuner.
Quelques échanges amicaux ou chacun se souhaite « bon chemin ».
La spontanéité de l instant en fait aussi son coté éphémère, ou après avoir ouvert la veille tous ensemble un peu nos cœurs et nos âmes, nous replongeons dans notre silence intérieur sur cette nouvelle journée qui s’ouvre à nous.
Je reste seul à faire mon sac, pour être sur d’avoir mon poncho à proximité car le ciel boudeur semble nous promettre de la pluie.
Je quitte "la Mariotte" sans me retourner, laissant mes jambes reprendre le rythme sur cette route désertée.
Des senteurs de campagne, des odeurs de bois mouilles parmi tout ce silence entre routes et forets m’accompagnent jusqu’à la chapelle de Sainte Marie Madeleine de GUIRANDE.
 

COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS
COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS
COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS
COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS

Une chapelle anodine de l extérieur ou je découvre de belles peintures originelles qui semblent s’accrocher désespérément aux murs pour ne pas disparaitre. Les connaisseurs y verront le taureau de Saint Luc, le lion de Saint- Marc (pardonnez mon ignorance. je l’ai lu moi aussi sur le doc)
Je reste un peu de temps à méditer, à envoyer de bonnes pensées en me connectant à tous ceux et celles que je connais ou pas..
Ces moments là sont des bulles dans mon espace intérieur ou le temps prend une dimension différente.
Eh oui toi, membre de ma famille, mon ami(e), mon(ma) collègue de travail, mon voisin ou le (la) parfait(e) inconnu(e) qui me lit en ce moment, j'ai eu une pensée pour toi.

Les chemins s’enchainent sous la bruine, passant devant la grange de Bord pour dépasser St Félix et St Jean de Mirabel.
Je trouve la route un peu monotone ce matin, peut être distrait par cette sensation de douleur au niveau des pieds.

Heureusement quelques messages égayent la route, comme d’heureux clins d’œil pour te faire sourire intérieurement et te rappeler que tu n es jamais seul sur le chemin.

COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS
COMPOSTELLE 2016 - JOUR 2 : MONTREDON-BEDUER - 30 KMS


J’atteins FIGEAC vers 13h sous une pluie fine que je longe en suivant la rivière « LE CELE » qui le traverse de part en part.
Une petite pause sur une place au cœur d’une mini brocante ou je regarde déambuler les gens du coin, comme un spectateur un peu surpris du film de la Vie ici.

Je recroise nos deux québécoises arrivées au terme de leur aventure.

Je leur souhaite chaleureusement un bon retour en leur disant que le chemin continuera à les imprégner encore longtemps après ce périple.

Je regarde mon « MIAM MIAM DODO» et décide de repartir sans savoir ou je m’arrêterais ce soir.
Laissons nous surprendre !

De belles montées, mais rudes, jusqu’ à Faycelles vont me solliciter au delà de mes espérances. Le dos me brule, le corps réclame sans arrêt à boire et les jambes se raidissent davantage.
Je me pose 5 minutes. Que me dit mon instinct en regardant ce nuage d’oiseaux voletant autour de ce toit d’église ? Est-ce le silence dans ce village pourtant très joli ou cette lumière sombre ?
Je remplis ma gourde et décide de pousser jusqu à BEDUER, dernière possibilité.
3,5 kms ou le corps me fait comprendre que je dois trouver un gite pour la nuit.
Ça sera chose faite à "la Soursonnette" , un petit coin de fraicheur ou je reste à discuter du chemin avec le sympathique propriétaire,  autour d'un verre de bière.
Ouf ! Il reste une place. Je m’installerai dans une chambre avec 5 personnes.
Même la promiscuité de nos lits m’indiffère tellement je suis content de pouvoir prendre une douche pour me laver de ces tensions accumulées .
Le repas du soir en compagnie de nos Hôtes ( Nadia et Jean-Pierre) est un vrai moment de plaisir et de partage ou la bonne humeur de Jean-Pierre et de son accent chantant nous fera oublier la difficulté du parcours du jour.
C’est aussi la magie du chemin !

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

Publié le par ulysse92

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

17 septembre 2016.

CONQUES se révèle à moi, drapé dans un sommeil ou le silence des murs et des toits emplit l’atmosphère.
Le taxi est reparti, et je m’assieds sur un muret pour gouter ces minutes de plénitude, essayant d’entendre les murmures des pierres témoins de tant de siècles passés.

Magie de ces halos de réverbère sur cette nuit qui cède la place au jour venant doucement glisser sur ces ruelles endormies.
Il est maintenant 7h et je profite pour aller déjeuner à l’abbatiale de Conques ou déjà des pèlerins s’affairent pour partir avant les premiers rayons de soleil.
Une ou deux tasses de café, un peu de pain réchauffent l’estomac.
Je jeûnerai ensuite jusqu'au repas du soir, chaque jour de mon périple.

Je pars chercher les premiers signes du GR65 pour retrouver vite le chemin, passant la porte du BARRY et descends joyeux, laissant Conques derrière moi.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

Une 1ère montée me rappelle tout de suite la réalité du chemin avec 300M de dénivelés à travers bois et espaces dégagés, saluant au passage la Chapelle Sainte Foy.

Arrivé au carrefour de chemins ou la variante de NOAILHAC s’offre à moi, j’opte pour suivre le chemin traditionnel. Gisèle, une charmante sexagénaire, m’accompagne pendant quelques minutes ou nous discutons de choses et d’autres sur nos parcours respectifs.
De nouveau, je reprends le chemin seul . Le chemin serpente entre bois et routes jusqu’au hameau de PRAYSSAC ou je stoppe me ravitailler en eau.

La rencontre de Jean-Luc ROUX, un "sacré personnage accueillant les pèlerins» est un moment de joie et d’enchantement ou nous conversons à bâtons rompus.
Sa première question : « c’est quoi ce qui te fait marcher dans la Vie ? « et le chant d ULTREIA repris en chœur avec Gisèle qui nous a rejoint, restent épiques.

Le chemin nous fait avancer ensemble, parfois nous sépare et nous fait se retrouver.
Cela fait déjà 20kms que j’avance sereinement, mettant le poncho, enlevant le poncho au gré des nuages.

Ainsi, sous ce ciel brumeux ou la pluie vient parfois nous rafraichir, je marcherai seul jusqu'à percevoir des hauteurs de DECAZEVILLE et de nouveau Gisèle.
Nous descendons ensemble les ruelles nous plongeant au cœur du village.
Une pèlerine égarée nous emboite le pas. Elle vient juste d’arriver et ne nous perd pas de l’œil.
La montée pour aller vers Saint-Roch lui sera fatale, et nous la perdons de vue au 2èmevirage.
Il fait chaud, les mollets grincent, le sac se fait soudainement lourd et cette côte n’en finit pas.
Heureusement que les points d’eau près des églises sont fréquents. Je suis trempé.
Aïe, mes pieds me font déjà mal. Étrange sensation que je n’avais pas la dernière fois.
Le doute s’installe.
Bien que récentes, j’ai utilisé mes chaussures plusieurs fois sur des longs parcours. La chaleur peut –être me fait gonfler les pieds. J’espère que cela ne va pas s’amplifier.


Nous descendons jusqu’à LIVINHAC LE HAUT, à travers un sentier qui serpente entre ces vallées boisées.
Je quitte Gisèle qui va vers son gite, pour aller me poser 20 minutes dans un bistrot.
Le bonheur est fait de choses simples en randonnée : un corps qui se pose, des jambes qui se détendent, un dos plus léger, et une boisson fraiche.
Il est trop tôt pour s’arrêter. J’écoute cette petite voix intérieure qui me dit « Encore un peu jusqu’ au prochain village »
Je le sens ainsi et empli de cette certitude, je remets le sac et repars pour 6 kms de montée à travers bois et routes pour parvenir à MONTREDON.

J’appelle la chambre d’hôtes «la Mariotte» pour qui il reste des chambres.
J’arrive quelques minutes après .Rituel des chaussures laissées en bas. Un coup de bombe sur mon sac contre les punaises et je découvre la chambre composée de 4 lits. Nous ne sommes que deux à l'occuper, permettant plus d'intimité.
Je découvre au rez de chaussée nos pèlerins du jour :
2 femmes québecoises, une allemande et un sexagénaire Bavarois un peu timide
Le repas composé d'une soupe et de produits locaux est délicieux et délie les langues.
Les échanges s'animent autour de nos expériences respectives sur la Vie, des activités de thérapeute représentés en nombre ce soir là.
J’emporterais dans mon sommeil la richesse de ce partage québeco-franco-allemand, et de ces belles présences, rendu possible par le fait d'avoir suivi mon intuition de pousser jusqu'à cet endroit.

Vive la magie du chemin ! ULTREIA !

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

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COMPOSTELLE 2016 - ARRIVEE A CONQUES POUR UN NOUVEAU PERIPLE

Publié le par ulysse92

Un an s’est écoulé depuis mon  périple LE PUY EN VELAY –CONQUES.

Un chemin fort, qui s’est imprimé parfois douloureusement dans mes jambes au point d’être tenté d’abandonner ; un chemin  ponctué de belles rencontres, de journées à écouter le silence pour mieux entendre son âme.

Tous ces souvenirs ont nourri ce sentiment intense de liberté intérieure qui me donne aujourd’hui l’envie de repartir.

Cette fois, je décide de partir 2 semaines pour mieux gouter intensément l’espace intérieur de ce chemin.

 
La préparation se fait plus rapide au niveau du sac à dos :

(4 paires de chaussettes, 4 tee shirts,1 short,3 boxers, 1 sac a viande ( plus léger), 1 tapis de sol, 1 sweat polaire, 1 casquette, 1 cape de pluie, nécessaire de toilette en petit volume, quelques dolipranes, 1 pommade  et compeed, 1 petite paire de ciseaux, mon livre « Miammiam, ma crédenciale, 1 carnet de notes avec crayon, 1 chargeur avec batterie externe,  1 gourde.

1 sacoche ventrale pour papiers, téléphone, argent et  lunettes soleil.

je teste le poids du sac :  8, 5 kilos.

2,5 kilos de moins qu’avant pour une semaine, c’est mieux. Je m’allège.


Concernant le plan de route, j’envisage un parcours de 400 kms sur 2 semaines, ajustable en fonction de mon rythme et de mes envies.

Pas de mode compétition, mais je sais que j’ai besoin de passer un stade de fatigue par le corps pour simplement me laisser porter par mes sensations du moment,  mes intuitions.

Dans cet esprit, je ne programme pas de billet retour pour le train, ne sachant pas ou je serai à ce moment-là.

 

COMPOSTELLE 2016 - ARRIVEE A CONQUES POUR UN NOUVEAU PERIPLE

C'est le moment du départ. 

Direction gare Austerlitz pour un train de nuit jusqu a Saint-Christophe,.

Prenant un café sur un stand, un serveur chinois se met à me parler de 3ème œil et de l'énergie.

Je souris intérieurement.

22h52: le train ferme ses portes. 

Je mets mon siège en allongé pour tenter de trouver le sommeil.

 Le train me berce, laissant mes pensées dériver sur mes retrouvailles avec le chemin.

Conques, me voilà !!

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