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DECOUVERTE DES CHEMINS DE COMPOSTELLE

Publié le par ulysse92

 

Bonjour à tous et à toutes,

En attendant la parution de mon 
prochain article, je vous invite à lire celui de Mélanie, qui gère le blog de voyages: 
http://www.voyagesauthentiques.com

N’hésitez pas à lui rendre visite pour avoir des infos sur d’autres destinations aux 4 coins du monde !
Bonne lecture ;-)

 

Partir à la découverte des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

L’Espagne est l’une des principales destinations touristiques de l’Europe. Ce pays est particulièrement célèbre pour la richesse de sa culture, de ses traditions, de ses festivals et de ses vestiges historiques. Mais voyager en Espagne, c’est aussi découvrir des paysages variés. Chacune de ses régions abrite des lieux qui fascineront sans doute les passionnés de la nature et d’activités en plein air. Un détour sur l’île de Lanzarote conduira, par exemple, les aventuriers dans les fameuses montagnes de feu et ses panoramas quasi lunaires. Sinon, un circuit dans la province de Huelva emmènera également les visiteurs dans le bassin minier de Rio Tinto. Celui-ci présente un paysage vraiment mystérieux qui fait penser à la planète Mars. En outre, il serait difficile d’imaginer des vacances dans cette contrée d’Europe du Sud sans découvrir quelques-unes de ses plus belles plages. Le pays, avec plus de 4 900 km de côtes, est un endroit idéal pour un séjour balnéaire. Les îles Baléares et celles de Canaries proposent des fronts de mer adaptés à tous les goûts.

Un véritable parcours de randonneurs

Bien que l’Espagne soit une destination par excellence pour faire la fête et pour vivre une culture inédite, c’est également un endroit parfait pour se ressourcer. En effet, le pays propose une expérience spirituelle unique à travers le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. À noter qu’il est tout à fait possible d’emprunter le chemin de Compostelle pour un simple défi dénué de signification religieuse, car l’itinéraire est propice pour une aventure sportive. Aussi, la voie menant à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est l’une des mieux balisées de l’Europe. Cependant, avant de partir pour cette aventure, il est judicieux de s’informer pour avoir une vue globale du circuit. Pour ce faire, les explorateurs pourront commencer par lire des récits de pèlerin. Mis à part consulter des forums ou des plateformes spécialisées, ils ont également la possibilité d’acheter des livres et de se procurer des carnets de routes où sont présentés des témoignages. Il est aussi important de disposer d’un minimum de références historiques pour rendre le parcours encore plus attractif.

Conseils pratiques


Pour pouvoir parcourir les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, il est obligatoire d’acquérir une credencial même si cette dernière ne donne pas un droit réel. Ce carnet est, en effet, indispensable, car il donne l’accès aux hébergements que les pèlerins choisissent d’emprunter les chemins depuis la France, de l’Espagne ou du Portugal. Ce document est aussi utile puisqu’il authentifie l’aventurier auprès de l’office du tourisme, des mairies… Par ailleurs, il est important de bien choisir son équipement. Puisque les vacanciers effectueront le trajet à pieds, il est donc logique d’opter pour un pair de tennis léger ainsi que des sandales de randonnée. Ces dernières sont pratiques pour se délasser un peu les pieds, mais aussi pour marcher sur les sentiers ne présentant pas trop de difficulté. Outre cela, en ce qui concerne les périodes favorables pour réaliser cette randonnée, elles se situent de mi-avril à mi-octobre. Néanmoins, afin d’éviter les saisons de trop grande fréquentation, entre autres sur la voie du Puy-en-Velay et sur le Camino Frances, les touristes pourront partir au printemps, d’autant plus que la nature s’éveille à cette saison. Enfin, tout comme un circuit au Brésil, notamment pour un trek sur la cordillère des Andes, il est indispensable de se renseigner sur la météo pour les étapes de montagne.

Mélanie
http://www.voyagesauthentiques.com 

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

Publié le par ulysse92

Astuce :  Vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignés qui vous emmèneront vers un site pour plus d’informations :-)
N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à partager l'article.

Chaleureusement

22 septembre 2016

7h30 du matin.
Attablé avec Thierry pour un café, j écoute Eileen, l hôte des lieux nous parler de la réfection de cet ancien presbytère abandonné par le temps.
Il est vrai que venir vivre à Montlauzun demande de l envie et du courage.
Un paysage magnifique avec ces quelques âmes tapies sur ce promontoire, bercé par les vents. Elle nous emmène dans son salon, belle pièce avec pierres apparentes d époque, d'un coté.

Mes sens sont un peu en alerte à chaque fois je sens une vibration particulière,comme un contact avec l invisible qui titille mes perceptions. Thierry perçoit aussi cette particularité et l hôte nous fait lever les yeux sur un symbole peint sur le mur.

 

Fascinant! le symbole d'un œil dans un triangle avec des rayons de lumière semble rappeler " l oeil de la providence , "l'œil omniscient", peut être en rapport avec la franc-maçonnerie, ou plus anciennement avec l'oeil d'Horus. Ce ne sont que des idées, non des certitudes. Vos commentaires constructifs seront les bienvenus.

La seule chose dont nous soyons sûrs, c est de la vibration présente dans cette pièce et plus précisément sous ce symbole, comme une sorte de puits d énergie. Nous lui en faisons part, l un et l'autre. Devant notre "sensibilité" face a cette pièce, elle nous raconte qu'après s être casse la jambe, elle passait ses journées ici en convalescence et qu'elle s était remise sur pied très vite, au grand étonnement de son médecin.

De retour dans la chambre, je me rends compte qu'être venu ici était magique, tant dans la découverte de cette pièce avec ce symbole ésotérique, que la rencontre avec Thierry nourrie de nos échanges Je pars le dernier, enjoué par ces révélations du matin!

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

Après avoir un temps pour admirer la vue su le plateau du Quercy, je redescends lentement à travers de longs chemins boisés, méditant sur ma rencontre d'hier soir et sur cet étrange symbole que nous avons vus ce matin.

Je remercie ma petite voix intérieure de m'avoir poussé jusqu'à ce lieu tout en continuant à cheminer en direction de LAUZERTE.

La douceur matinale a laissé la place aux températures estivales et je suis bien content de longer les sous-bois pour garder un peu de fraîcheur.

Pourtant, ce n'est pas la forme, côté pieds ! Les pieds chauffent rapidement, malgré des super chaussettes de compétition, des chaussures récentes que j'ai déjà utilisées un peu.


Cela fait partie des désagréments et je pense qu"aujourd'hui, je vais alléger l'étape pour me reposer un peu et voir d'ou vient le problème de ces pieds car je me dois d'en prendre le plus grand soin. Jamais avant je ne leur avais consacré autant d'importance, mais sans eux je ne vais pas avancer !

Le chemin réserve aussi de belles surprises.

Bien que je sois seul bien souvent, il m'arrive aussi de faire de belles rencontres.

Celui ci était vraiment intéressé à m'accompagner sur le chemin, mais à mon grand regret, j'ai du décliner l'invitation. 

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

J'arrive au pied de LAUZERTE, village juché en hauteur sur une colline qui doit donner une belle vue d'ensemble sur la région.
L'accès à pied vers ce village se mérite, et  après une bonne montée qui réveille tous vos muscles endoloris, je débouche sur une belle place que quelques randonneurs ont déjà investi pour se rafraichir autour d'un verre.

Je passe voir l église de Lauzerte, qui m'accueille par sa fraicheur et son silence.

Je pose mon sac, désireux de profiter de ce calme ; une personne près de l'orgue, que je n'avais pas remarquée,  se met alors à jouer des morceaux légers, enveloppants, caressant mes sens et me plongeant dans une sorte de méditation ou la notion de temps disparaît.

Il me semble être resté là une bonne vingtaine de minutes avant que la porte d'entrée grince, mue par un visiteur, ou je vois  comme une invitation à lever le camp.
 

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

Je cherche une pharmacie et renseignements pris, il n' y en a pas.
La seule existante est en bas, au pied de cette colline que je viens de gravir.
Hors de question de redescendre pour remonter après. Rien d'y penser, mes muscles se révoltent en me rappelant des douleurs endormies.
Le gérant du bar, pris de sympathie, me dépanne gentiment de sparadraps et de désinfectant pour mes pieds qui ont besoin de réconfort.
Assis, je me prélasse à cette terrasse devant un perrier menthe.
Les bulles dansent dans le verre tandis que je regarde ou je pourrais bien dormir ce soir.
Je sens qu'aujourd'hui sera une étape courte.
Intérieurement et physiquement, je me sens fatigué. Je dois écouter mon corps
DUFORT-LACAPELETTE me paraît un bon point de chute pour cette étape courte qui va me permettre de récupérer.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

Avant de reprendre la route, je passe voir le jardin du pèlerin qui ne retient pas beaucoup mon attention.
Malgré une belle vue des environs, le reste me paraît sans saveur ; peut -être un effet de la chaleur.
Je redescends pour aller 4 kms plus loin en direction de la chapelle Saint-Sernin, petite bâtisse romane du 11ème siècle, nichée au coeur des bois à 240m de hauteur.
Bien que le chemin soit parfois au frais  en sous-bois, ces montées et descentes me sollicitent plus que d'habitude. Le corps n' y est pas, le coeur non plus !
Je passe devant l'église, remplis ma gourde pour lutter contre la soif et continue le chemin.

La partie de bitume semble brûlante.
Je bois régulièrement , me mouille la nuque, la tête pour ne pas attraper un coup de chaud.
3, 5 kms faits de poussière ou mes muscles semblent fatigués de répondre. Le ciel est chaud, le paysage semble sec et j'avance sur un petit  rythme de fatigue ou mon sac me semble bien plus lourd tous les 10mns.
Ca arrive , me dis-je." Ton corps te parle et réclame une trêve, une étape plus douce.
Aprés avoir gravi ce chemin qui passe devant "l'Aube nouvelle," je marque un temps d'arrêt.
je rentre dans le jardin pour me poser et boire quelque chose de frais. Quel bonheur de poser ce sac sur cette vieille chaise.
Curieux, cet endroit! Cette maison de maître semble être restée figée dans le temps, dans son époque, comme si on avait voulu que le voyageur fasse une halte dans le passé de cette grande dame, prête à nous conter ses souvenirs.
Je reste là une demi-heure à me poser, me laisser bercer par ses murmures qui chantent dans les arbres.
Déja 17h ! Irruption brutale du temps qui me rappelle que je dois rapidement trouver un logement pour ce soir. Pas de réseau ici.
Je prends le sac et remonte le chemin pour passer quelques appels.
Tout en regardant cette demeure impassible plus bas, tous les gites sont complets à 5 kms à la ronde.
Je sais que Thierry dort là ce soir mais c est le double de mon budget habituel.
"Si le chemin c 'est sortir de ses schémas habituels, de s'ouvrir à de nouvelles expériences, d'accord, mais pas tous les jours ".. dis je en silence.
Me voici de retour dans cette grande maison , ou la propriétaire des lieux me montre ma chambre spacieuse ou je profite de prendre une longue, longue douche pour me nettoyer de cette journée.
Après la phase soin,  la tenue propre et les sandalettes aux pieds, je descends profiter de la douceur du soir dans le jardin ou glisse sur les murs de la musique classique.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 7 - MONTLAUZUN - DUFORT LACAPELETTE : 18 kms

C'est exceptionnel et je me rends bien compte de cette magie du soleil couchant, accompagné dans sa course sur fond de musique classique.
Un bonheur que je savoure seul longtemps. J'en profite pour regarder mon parcours demain.
Après une bonne nuit de sommeil, je vais pouvoir aller au moins jusqu à MOISSAC , voire même plus.
Finalement, cette halte forcée est peut-être une bonne chose.

C'est l'heure du repas et je fais la surprise a Thierry en m'installant à sa table.
Nous allons faire un bon repas, agrémenté de quelques verres de vin ou nous allons parler, pendant des heures, de nos chemins respectifs, de spiritualité, de développement personnel ; tout cela, en tout simplicité dans cette maison de maître qui nous berce de son calme.

Nous allons nous coucher, repus de tous nos échanges.
Seul dans la chambre, avant de m'endormir, je repense à ce texte sur le chemin , lu ce midi
et me dit que ce chemin me réserve encore bien des surprises.

 

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

Publié le par ulysse92

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

17 septembre 2016.

CONQUES se révèle à moi, drapé dans un sommeil ou le silence des murs et des toits emplit l’atmosphère.
Le taxi est reparti, et je m’assieds sur un muret pour gouter ces minutes de plénitude, essayant d’entendre les murmures des pierres témoins de tant de siècles passés.

Magie de ces halos de réverbère sur cette nuit qui cède la place au jour venant doucement glisser sur ces ruelles endormies.
Il est maintenant 7h et je profite pour aller déjeuner à l’abbatiale de Conques ou déjà des pèlerins s’affairent pour partir avant les premiers rayons de soleil.
Une ou deux tasses de café, un peu de pain réchauffent l’estomac.
Je jeûnerai ensuite jusqu'au repas du soir, chaque jour de mon périple.

Je pars chercher les premiers signes du GR65 pour retrouver vite le chemin, passant la porte du BARRY et descends joyeux, laissant Conques derrière moi.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

Une 1ère montée me rappelle tout de suite la réalité du chemin avec 300M de dénivelés à travers bois et espaces dégagés, saluant au passage la Chapelle Sainte Foy.

Arrivé au carrefour de chemins ou la variante de NOAILHAC s’offre à moi, j’opte pour suivre le chemin traditionnel. Gisèle, une charmante sexagénaire, m’accompagne pendant quelques minutes ou nous discutons de choses et d’autres sur nos parcours respectifs.
De nouveau, je reprends le chemin seul . Le chemin serpente entre bois et routes jusqu’au hameau de PRAYSSAC ou je stoppe me ravitailler en eau.

La rencontre de Jean-Luc ROUX, un "sacré personnage accueillant les pèlerins» est un moment de joie et d’enchantement ou nous conversons à bâtons rompus.
Sa première question : « c’est quoi ce qui te fait marcher dans la Vie ? « et le chant d ULTREIA repris en chœur avec Gisèle qui nous a rejoint, restent épiques.

Le chemin nous fait avancer ensemble, parfois nous sépare et nous fait se retrouver.
Cela fait déjà 20kms que j’avance sereinement, mettant le poncho, enlevant le poncho au gré des nuages.

Ainsi, sous ce ciel brumeux ou la pluie vient parfois nous rafraichir, je marcherai seul jusqu'à percevoir des hauteurs de DECAZEVILLE et de nouveau Gisèle.
Nous descendons ensemble les ruelles nous plongeant au cœur du village.
Une pèlerine égarée nous emboite le pas. Elle vient juste d’arriver et ne nous perd pas de l’œil.
La montée pour aller vers Saint-Roch lui sera fatale, et nous la perdons de vue au 2èmevirage.
Il fait chaud, les mollets grincent, le sac se fait soudainement lourd et cette côte n’en finit pas.
Heureusement que les points d’eau près des églises sont fréquents. Je suis trempé.
Aïe, mes pieds me font déjà mal. Étrange sensation que je n’avais pas la dernière fois.
Le doute s’installe.
Bien que récentes, j’ai utilisé mes chaussures plusieurs fois sur des longs parcours. La chaleur peut –être me fait gonfler les pieds. J’espère que cela ne va pas s’amplifier.


Nous descendons jusqu’à LIVINHAC LE HAUT, à travers un sentier qui serpente entre ces vallées boisées.
Je quitte Gisèle qui va vers son gite, pour aller me poser 20 minutes dans un bistrot.
Le bonheur est fait de choses simples en randonnée : un corps qui se pose, des jambes qui se détendent, un dos plus léger, et une boisson fraiche.
Il est trop tôt pour s’arrêter. J’écoute cette petite voix intérieure qui me dit « Encore un peu jusqu’ au prochain village »
Je le sens ainsi et empli de cette certitude, je remets le sac et repars pour 6 kms de montée à travers bois et routes pour parvenir à MONTREDON.

J’appelle la chambre d’hôtes «la Mariotte» pour qui il reste des chambres.
J’arrive quelques minutes après .Rituel des chaussures laissées en bas. Un coup de bombe sur mon sac contre les punaises et je découvre la chambre composée de 4 lits. Nous ne sommes que deux à l'occuper, permettant plus d'intimité.
Je découvre au rez de chaussée nos pèlerins du jour :
2 femmes québecoises, une allemande et un sexagénaire Bavarois un peu timide
Le repas composé d'une soupe et de produits locaux est délicieux et délie les langues.
Les échanges s'animent autour de nos expériences respectives sur la Vie, des activités de thérapeute représentés en nombre ce soir là.
J’emporterais dans mon sommeil la richesse de ce partage québeco-franco-allemand, et de ces belles présences, rendu possible par le fait d'avoir suivi mon intuition de pousser jusqu'à cet endroit.

Vive la magie du chemin ! ULTREIA !

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 1 : CONQUES-MONTREDON : 30kms

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COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS

Publié le par ulysse92

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Bonjour à  tous et  toutes
je vous invite à lire cette dernière étape qui nous mènera à Conques.
Bonne lecture, et n hésitez pas à me faire part de vos commentaires

Chaleureusement

brumes matinales dansant sur la vallée

brumes matinales dansant sur la vallée

18 septembre 2015

Une bonne nuit récupératrice dans un lit, un vrai lit ou tout mon corps s est lové amoureusement.
Oui, mon corps veut épouser ce lit qui le berce, le réchauffe, le protège.
Mais la romance s achève avec la lumière du jour qui vient chatouiller mes paupières.
Il est 7h30. Pas de bruit de pluie.
La dernière journée semble s'annoncer radieuse.
Je m assieds au bord du lit, pour réveiller doucement ces articulations qui ont supporté ces 32 kms hier.
Je remercie ce corps qui a tenu bon, malgré la douleur intense fixée sur le nerf entre la base de mon pied droit et le haut de mon tibia.. ( j'apprendrais plus tard par mon médecin que tous les symptômes semblaient désigner une périostite tibiale)
Je le masse. D abord les pieds, puis les jambes de manière tonique pour réveiller les muscles.
Les épaules ne me remercient pas. Le sac a laissé quelques traces de fatigue visibles.
C'est le dernier jour.
Je refais les mêmes gestes pour préparer le sac, tout ranger, mettre sa housse de pluie en prévision, mettre du talc dans mes chaussures, mes pieds.
Tout est prêt.
Après pris le temps de savourer ce dernier petit déjeuner d'étape, je salue le couple de randonneurs, Joëlle soulier ( la propriétaire du gîte) et je sors dehors.
L'air est frais, avec un joli rayon de soleil prometteur.
Je déroule quelques pas doucement pour reprendre la direction de cette dernière étape de 17 kms.
Une petite étape, avec un sentiment mitigé dans le cœur de bonheur, car je serai allé au bout de mon voyage, et de tristesse car c'est déjà la fin du voyage.

COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMSCOMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS

Je descends tranquillement vers ESPEYRAC ou la brume glisse encore sur les près endormis, croisant au passage un vieux pèlerin venu à pied de Zurich et qui continue jusqu à Saint Jean Pied de Port.
Je lis le bonheur dans son regard et après avoir photographie 2 ânes qui nous saluent, il repart aussi vite que je l'ai croisé.
ESPERAC est un joli petit village que je traverse doucement en appréciant sa léthargie puis continue vers SENERGUES que j atteindrai assez vite.
Quelques personnes agées empruntent sur un ou deux kms la petite montée et je les dépasse comme en apesanteur, tandis que leurs corps s'essoufflent à chaque pas.
Je remercie la Vie de me permettre de vivre ce chemin avant de m'essouffler à mon tour,  un jour.
A SENERGUES, je passe dans l église voir l architecture intérieure et , à la sortie, un couple quinquagénaire me regarde.
J'entends l homme dire a sa femme : "Regarde chérie "un pèlerin" !
Ca y est. J ai gagné mon titre de pèlerin.
Ca se voit â mes traits creusés? Mon odeur du matin après 8 kms de marche ? à mon pantalon crasseux et mon gros sac a dos couvert de sa protection orange ?
Peu importe, mais je souris.
J'enchaine sur une bonne côte qui m'amène sur des chemins boisés aux senteurs volatiles qui viennent me griser.

Aujourd'hui, je marche en flânant, en ralentissant volontairement mon rythme. Je fais durer le plaisir, humant les sapins, l humus des sous-bois, écoutant toutes les voix de la forêt.

C'est un moment de partage avec Dame Nature comme je les aime.
Je sens ses pas, sa vibration, sa voix.


J imagine toutes ces présences invisibles, pétillantes dont les noms me rappellent les souvenirs de mon enfance : les fées, les lutins, m'observant derrière un arbre ou sur une branche.


Merci pour ce moment magique.
 

 

Je retrouve le denier tronçon qui sera une petite route goudronnée ou les sacs à dos sont nombreux.


J entends leurs pas, devant, derrière mais je reste dans mon monde à voir le soleil caresser les versants des collines boisées.
Il fait chaud.Le poncho retrouve le sac et la route prend une allure de ballade printanière.


Je dépasse une pèlerine aux vêtements fripés et usés qui marche avec un petit chien en laisse. Je me souviens de ses sandales,  vestiges d'une longue route passée, de son regard bleu particulier ou la rencontre avec quelque chose semble avoir été faite.

 

Derniere descente vers ConquesDerniere descente vers Conques

Derniere descente vers Conques

Dernière descente vers CONQUES.

Un Chemin caillouteux et glissant qui impose d être prudent.
Je savoure la descente qui sera la dernière épreuve avant d apercevoir les prémices du village.

Je touche la pancarte de CONQUES avec un peu d'émotion (petit selfie au passage).

 

J'arpente les ruelles pavées qui mènent au cœur de ce village, dont l'atmosphère intemporelle est troublante.

J'arpente les ruelles pavées qui mènent au cœur de ce village, dont l'atmosphère intemporelle est troublante.
 

COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS

Je passe visiter l'abbatiale prendre le temps de m'asseoir devant la statue de saint Jacques.
Pas de mots, un lent moment de contemplation, d écoute intérieure, de partage.
Le temps s'efface pour laisser défiler un film en filigrane.
Je me remémore les beaux moments, les difficultés, la magie des rencontres, l'énergie du chemin.

Je remercie pour tout cela.

Après ce moment fort intérieurement, je sors admirer les différentes parties architecturales de l église, emprunter l'escalier de Saint-Jacques vers le cloître extérieur pour m'asseoir à nouveau et me baigner dans cette atmosphère.

COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS
COMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMSCOMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMSCOMPOSTELLE 2015- JOUR 8 : BEZZOLES - CONQUES - 17 KMS

Le nombre de touristes grandissant, je vais me cacher dans un magasin de pierres ( dont je ramènerai une belle septria et une belle labradorite)
Toutes les navettes étant parties, je n'ai pas envie de rester davantage à flâner..

Trop de monde.

Trop de bruit.

Trop de tout.

Je prends mon sac à dos et décide sereinement de faire du stop pour aller prendre un train à  DECAZEVILLE . J'ai une heure pour faire 24 kms.
Je sens que je dois finir ainsi et faire confiance comme je l'ai fait tout au long du chemin.
Tout se passera bien.
3 voitures s'arrêteront pour me permettre d arriver 5 mns avant prendre mon billet de train, et monter dans le TER ou une seule place m'attendait.
Le reste du voyage défile comme dans un rêve tandis que je pose mes mots sur ces premières notes.


Tandis qu'un arc en ciel vient souligner mon départ de cette belle région, les images de paysages, de visages , du chemin viennent effleurer mon âme et bercer mon cœur.

Merci pour tous ces moments, pour ce dépassement, pour ces retrouvailles.

Je reviens nourri et grandi.

Je ne suis plus le même.

Je sais déjà que je reviendrai sur Conques pour continuer le chemin.

Dans ce wagon qui file vers PARIS, je souris en m'endormant sur cette promesse.

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COMPOSTELLE 2015- JOUR 6 : ST CHELY D'AUBRAC - ESPALION - 24 kms

Publié le par ulysse92

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Dernier "Au revoir" à Saint chely  d'Aubrac sous les nuages

Dernier "Au revoir" à Saint chely d'Aubrac sous les nuages

16 septembre 2015
J'ai bien dormi et me lève à 7h.
Certes, le corps est endolori.
Passage obligatoire car il faut du temps pour que ces efforts s'inscrivent dans la durée.
Après avoir tout mis en ordre, je passe prendre un petit déjeuner simple, mais qui me permettra de démarrer la journée.
Je règle la note et descends tranquillement pour traverser le pont des pèlerins ou semblent encore résonner les pas de tout ceux qui sont passés au cours des siècles.
L'atmosphère se voile de son manteau gris.
Il crachine à peine et je monte doucement le premier sentier.

Le corps suit dans ces premiers efforts, tandis que je croise des pèlerins aux histoires diverses, dont un me racontant l'histoire de sa femme qui s est abîmée le genou mais qui continue à le suivre avec "la malle postale" ( service de transports de bagages et de voyageurs).
Après quelques minutes ensemble,  je l'abandonne pour reprendre mon rythme plus lent.
En effet, la pommade n a rien fait. Ce mélange de brulure aigüe et de douleur sourde sur le devant de mon tibia se réveille brutalement.
Cela va être une journée difficile.
A l'estrade, un petit café ambulant sous un abri de garage permet quelques échanges avec un couple de femmes qui viennent d'Australie.
Ce chemin a vraiment une aura internationale.
Je repars en lisant la pancarte pour aller à SAINT COME D'OLT : 9 kms.

descente vers Saint come d'oltdescente vers Saint come d'oltdescente vers Saint come d'olt

descente vers Saint come d'olt

Ces 9kms vont être un enfer.
Des descentes dans des chemins caillouteux rendent ma progression très difficile.
Les randonneurs, les pèlerins me doublent sans arrêt.
Je garde le sourire, leur souhaite bon voyage, tout en faisant mine de profiter du paysage.
Une fois qu'ils sont partis, je redémarre. Je descends pas à pas, parfois de côté, parfois en serrant les pieds.
Tout se fait et va se jouer avec le mental.
J'ai appris dans mes pratiques sportives à me dépasser, à repousser mes limites
Je peux encore y arriver.
Je veux y arriver.
Je vais m arrêter un nombre incalculable de fois, à la limite de pleurer de rage, de colère et de douleur.
Cela fait deux heures que je grignote pas après pas, mètre après mètre, les kilomètres sur ce tronçon.
Mon pied droit, jusqu à la moitie du tibia me fait jongler atrocement de douleur, je n'avance plus en descendant.
Je ne peux pas continuer comme ça.
Je m'assieds sur le chemin.
Les pensées défilent dans ma tête .
Abandonner ; Ce mot sordide vient me narguer intérieurement.
J'ai honte par rapport à tous ceux qui ont leurs propres difficultés, bien plus terribles que ta petite misère physique.
Tu abandonnes ton rêve, la 1ère partie de ton rêve, Denis.
Mon rêve est en train de s'évanouir.

J'ai mal dans tout mon être, autant sur le plan physique que moral. J'ai envie d' hurler ma colère.
J'essaie de me remotiver, assailli par tous ces nuages noirs dans ma tête.
Je pense à Marie, ma compagne qui m'a encouragée à le faire, à tous ceux et celles que je faisais rêver en leur parlant de  partir marcher sur le chemin ;
Je pense aux choses difficiles que j'ai affrontées dans ma vie ;
Je ne peux pas abandonner, là comme ça entre ces 2 pierres, sur ce talus anodin.
Je négocie avec mon corps et lui parle.
« J'entends ton message » « Je dois lâcher ou comprendre quelque chose »
De toute façon, je dois repartir pour aller jusqu au prochain village
Je me relève et doucement, enchaine les pas. Ça sera long, très douloureux mais je vais finir par arriver à SAINT COME D'OLT.
Je trouve la force de passer par les ruelles qui font le charme de ce village tout en cherchant un cabinet de médecin que je ne trouverai pas.
Comment vais- je faire ?

le charme de saint come d'olt
le charme de saint come d'olt
le charme de saint come d'olt

le charme de saint come d'olt

Je vais dans un café me poser seul à l intérieur.
Une bonne demi heure s écoule ou je regarde les gens qui passent dehors, comme dans un état second.
Je ne sais plus ce qui va se passer, mais je m'entends dire "j'accepte, quelle que soit la solution qui se présentera."
Je sens un fourmillement dans ma jambe droite.
Je règle ma consommation et sors machinalement, faisant quelques pas pour m'apercevoir que je marche mieux.
Plus de brûlure extrême, intolérable. Juste un picotement.
C'est insensé. Je comprends pas ce qui se passe.


Je tente d'aller vers la sortie du village pour voir comment le pied, le tibia réagissent à chaque pas.
J'en reviens pas. La foulée est bonne, légère et agréable.
La douleur insupportable me brulant le tibia s'est quasiment estompée.
Je n' ose y croire et décide de tenter le chemin à travers bois qui grimpe sur COMBES .
Je monte comme un cabri.
Des larmes de joie coulent sur mes joues. Des larmes d'allégresse ou tout mon corps semble transporté, mon cœur est léger, comme dans un état de grâce.
Intérieurement, je remercie mes guides.
Je peux continuer mon voyage.
 

croix gravée dans la pierre ; vierge de vermus sur un superbe panoramacroix gravée dans la pierre ; vierge de vermus sur un superbe panoramacroix gravée dans la pierre ; vierge de vermus sur un superbe panorama

croix gravée dans la pierre ; vierge de vermus sur un superbe panorama

De COMBES à la vierge de Vermus, les montées et descentes s'accumuleront.
Le rythme ne faiblira pas.
Le corps ne bougera pas.
La descente ne sera qu'une formalité.
ESPALION est un joli village et instinctivement, je m' arrête au gîte "au fil de l eau".
C'est propre et l accueil d Annie vous réchauffe le cœur.
J'ai un dortoir pour moi tout seul quelques heures seulement, car un couple de retardataires (un russe et une israélienne) arrivera en taxi a 22h pour dormir.
Après une longue douche, je vais flâner dans les ruelles et déposer un cierge dans une église romane pour remercier la magie de cette journée.
Sur le retour, je m'arrête manger à la pizzeria "la casa" rue droite qui se révèle être une excellente pizzeria.
En rentrant, je discute avec quelques pèlerins dont Aurélie qui vient de Perpignan..
Sur « radio chemin », j avais entendu parler d'elle avec son sac trop lourd, ses chaussures usées et son colis par la poste.
Nous avons beaucoup ri.

quelques images d 'ESPALION
quelques images d 'ESPALION
quelques images d 'ESPALION
quelques images d 'ESPALION
quelques images d 'ESPALION

quelques images d 'ESPALION

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A MEDITER

Publié le par ulysse92

En attendant le prochain article, je vous invite à méditer sur cette image
Belle journée !

 

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COMPOSTELLE 2015-JOUR 3: LA CLAUZE - ST ALBAN DE LIMAGNOLE : 24,5 KMS

Publié le par ulysse92

Astuce : Pour plus de confort, vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignes qui vous emmèneront vers un site pour plus d’infos

13 septembre 2015:

Je me réveille le premier vers 7 heures du matin.
Les lueurs grises d un ciel nuageux à travers le velux ne présagent rien de bon pour cette nouvelle journée.
Je remets doucement le corps en route, m'étirant avec la souplesse d'un chêne sous la tempête.
Je prépare le petit déjeuner et refais mon sac ;  rituel matinal des marcheurs auquel je m'habitue.
Je me contente d'un café, regardant  les autres pèlerins évoluer tout doucement, comme dans un film au ralenti.
Je leur souhaite un bon chemin et chausse le sac sur mon dos en ouvrant la porte.
L air est frais, venant caresser mon visage embrumé.
Pas de pluie a l horizon.
Je marche tranquillement pour réveiller les pas de ce corps engourdi par le souvenir physique de ces 2 premiers jours de marche.

quelques pas dans la rosée du matin , en sous-bois

quelques pas dans la rosée du matin , en sous-bois

Après 20 minutes de marche au FALZET, le chemin monte et serpente à travers bois.
Des senteurs m'accompagnent sur les premiers rayons de soleil. Je marche joyeusement, ou seuls les pas viennent rythmer le flux étrangement calme de mes pensées.
C est une sensation nouvelle et agréable de sentir cette sérénité intérieure, comme la surface d'un lac paisible.
Les kilomètres défilent, croisant parfois des randonneurs en groupe ou en trio venus explorer la région.
Le chemin semble plat mais, en réalité, viennent se dévoiler au détour d'un virage des pentes caillouteuses qui feront grincer les mollets, avant d'atteindre enfin les pentes herbeuses peuplées de vaches nonchalantes qui mènent à " La Ferme du sauvage".

entrée sur le chemin " la ferme du Sauvage"entrée sur le chemin " la ferme du Sauvage"entrée sur le chemin " la ferme du Sauvage"

entrée sur le chemin " la ferme du Sauvage"

Je croise 2 randonneurs avec un âne qui marchent en direction du PUY EN VELAY.
L âne donne le rythme et les deux compères le suivent d'un pas rêveur, laissant toute possibilité à la contemplation ou la marche en conscience :-)

Le chemin est sablonneux et les pas glissent dans cette forêt de sapins ou seuls les oiseaux sont témoins de mon avancée.
Quel bonheur de goûter à la présence de Dame Nature, et de se laisser bercer par ses murmures !

Puis le chemin de sable se fait goudron, présence de la civilisation automobiliste et après une centaine de mètres, mon attention se dirige nonchalamment vers une aire de pique-nique.
Quelque chose attire mon regard au fond, sous l'ombre des arbres.

fontaine de Saint-Roch

fontaine de Saint-Roch

Un fermier semble remplir de l eau au pied d'une sorte de promontoire avec une statue.
Je m en approche et la conversation s'établit vite. Il me raconte alors l histoire de cette fontaine miraculeuse de SAINT-ROCH qui a guéri tant de gens autour de lui.
Celle de la dame dont le bras gangrenait ; les enfants atteints de la typhoïde ; la dame qui ne pouvait pas avoir d'enfants ; celle qui en mettait dans son jardin et dont les grêlons l'épargnaient.
Je passe une bonne demi heure avec lui, ravi de toutes ces histoires qui me rappellent des souvenirs de mon enfance.
Et il me livre le secret de la véritable eau de source à prendre parmi les 3 tuyaux d’où l'eau s'écoule.

Une fois parti, j'en passe sur mes pieds pour les soulager, remplit les deux gourdes pour en ramener et la donner à ceux qui en auront besoin.
Puis je repars faire un stop a la Chapelle SAINT-ROCH me recueillir et mettre quelques bougies pour des pensées bienveillantes et des projets personnels axés vers les autres.

Il reste 9 kilomètres avant SAINT ALBAN DE LIMAGNOLE.
Un parcours de forêt qui, après une bonne descente caillouteuse,  reste vallonné.
Je suis seul, dans cette nature ombragée, goûtant avec plaisir ce moment.
Mes sens sont en éveil avec les effluves distillées par le Vent ; le soleil réchauffe mon corps, mon visage, les couleurs brillent, les bruits courent tout autour de moi.
Dame Nature est joyeuse et m'invite dans sa danse de la Vie.

Ce sont ces instants qui rendent vos pas plus légers et je continue d'avancer dans une sorte de rêverie jusqu au "Rouget", halte prévue initialement mais une petite voix me dit d aller plus loin chercher un logement pour la nuit. ( j'apprendrais le lendemain que le mari de la dame est gravement malade et qu elle a annulé tous les réservations)

Le corps commence à exprimer son impatience : les pieds brûlent, les jambes se raidissent et le dos se tend. Arrivé à SAINT ALBAN DE LIMAGNOLE,  j'écoute ma petite voix pour quitter le chemin menant  à l'Auberge du Centre ou le gîte de l Europe, afin de descendre la grande rue principale.

clins d oeil a Saint Alban de Limagnoleclins d oeil a Saint Alban de Limagnole
clins d oeil a Saint Alban de Limagnole

clins d oeil a Saint Alban de Limagnole

Finalement, en passant devant le bar-hôtel" le Gevaudan", qui n'est pas sans rappeler l'histoire de ce fameux loup, je décide de m'arrêter boire quelque chose de rafraichissant et poser ce sac alourdi par les kms.
L accueil est sympa et Monique la gérante franchement communicative.
J'apprendrai d'ailleurs que leur hôtel, fermé depuis des années, n'est ouvert que depuis 5 mois et de ce fait, aucun guide ne les signale.
J'adore les synchronicités !
Je décide de me poser ici pour ce soir et après une bonne douche réparatrice, découvre près de mon lit, sur un pan de mur,  une belle affiche de loup blanc.
Petit clin d'oeil  qui me fait sourire car le loup est mon animal totem dans mes "voyages chamaniques".
Je sors ensuite dans le village admirer le clocher à 3 baies de l'Eglise Saint Alban.
La journée se conclurera par un bon repas avec des pèlerines de 60 ans, dont la conversation tournera essentiellement autour du chemin et de notre parcours respectif, le tout sous la bonne humeur de Monique, la gérante.
21h30 sonne le glas et nous regagnons chacun les bras de Morphée pour préparer notre prochaine journée.

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