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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN : 24 kms

Publié le par ulysse92

Bonjour,
J'ai le plaisir de partager avec vous une nouvelle étape du chemin de Compostelle.
Dans cet article, vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignés qui vous emmèneront vers un site pour plus d’informations :-)
Bonne lecture !

 

Retrouvez moi sur ma page Facebook : quelques pas sur le chemin :-)
 

 

 


 

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms

25 septembre 2016

7 heures du matin.
Stéphane est en train de déjeuner, alors que je viens m'attabler pour me réveiller avec un café.
Mon sac est prêt mais mon corps est encore léthargique.
Eric nous rejoint et nous souhaitons à Stéphane, déjà revêtu de son sac, un bon chemin.
Nous reparlons de cette soirée, de nos échanges à bâtons rompus sur le chemin, les symboles, les synchronicités, la Vie.

C'est là, ami lecteur, ou je t'invite à passer ce paragraphe si le subtil, ou l' énergétique ne te parlent pas du tout et tu me retrouveras sur le chemin juste après.

Cela survient parfois, lorsque il m'arrive "d'accompagner des personnes",  de ressentir ce genre de choses et ce matin, je sens une énergie particulière s'installer dans la pièce.
Quelque chose "descend" .
Le temps semble s'être arrêté.
Je regarde Éric et lui parle de son chemin, pourquoi il fait cela et ce vers quoi il doit aller.
Les mots sont fluides et "glissent " pour aller le toucher.
Moi-même, je ne comprends pas tout ce qui se passe en voyant son émotion et l'entendre me dire que mon regard est devenu pénétrant,  qu'une chaleur est en train de l'envahir au niveau de son cœur, de son ventre et le "nettoie".
Puis, tout redevient  normal.
On se regarde, un moment silencieux.
Pas besoin de mots.
Intérieurement, je suis heureux d'avoir ressenti cela.
Nos sacs sont prêts.
Après une accolade chaleureuse, il me remet ce symbole en bois qu'il a fait lui même pour me remercier de ce moment particulier, et  il part sans se retourner.
Je reste encore une minute, seul dans cette pièce calme et je remercie pour ce qui vient de se passer.
Une porte vient de s'ouvrir et je sens que c'est "enfin moi", dans cette expression d'accompagnement à l'autre.

C'est la, Ami lecteur, que tu peux venir me rejoindre si tu as zappé le dernier paragraphe "
 

Je quitte le gite " Bonté divine" pour reprendre le chemin.
L'air est frais et invite à dérouler tranquillement les pas sur des paysages vallonnés ou le GERS se laisse découvrir en silence sur des sentiers pendant 5 kms.
Ce sont toujours des moments privilégiés pour l'œil ou la lumière, changeant rapidement , vient éclairer le paysage comme une succession superposée de couleurs sur un tableau pour lui donner l'aspect final.

Eglise Ste Blandine de CASTET-ARROUY
Eglise Ste Blandine de CASTET-ARROUYEglise Ste Blandine de CASTET-ARROUY

Eglise Ste Blandine de CASTET-ARROUY

Le temps s est réchauffé et l'hydratation reste un facteur clé, pour éviter tout souci de crampe.
Je m'arrête prendre de l'eau à l'église CASTET-ARROUY , petit village tranquille de 174 âmes ou la Vie semble s'écouler paisiblement, peut-être un trop pour poser définitivement son sac ici.
Après avoir pris le temps de visiter l'église Ste Blandine , monument gothique du 15ème siècle, je reprends le rythme, suivant une départementale jusqu' a LASSERRE pour retrouver un chemin de terre plus paisible et découvrir au détour, une vieille bâtisse plantée à flan de colline.
 

Cela fait plusieurs heures quand j'aperçois notre savoyard rencontré hier a Saint-Antoine d'Arratz.
Cela semble être la pause casse-croute avec un autre pèlerin et je les entends de loin discuter bruyamment.
Quelques mots échangés sur le ton de la plaisanterie pour me dire qu'ils s'arrêtent à LECTOURE comme étape du jour.
Je continue mon chemin pour m'en rapprocher au plus vite et avaler ces 5 kms restants avant de faire une pause.
La température est estivale et la montée vers LECTOURE se mérite également. Je suis trempé lorsque je parviens aux abords de la ville.
 

 

LECTOURE ! enfin, me voila !
Ancienne résidence des comtes d'Armagnac, cette petite ville de 3700 habitants perchée sur un gros rocher,  offre avec ses remparts médiévaux de beaux points de vue sur le GERS.
Je vais en profiter pour me balader un peu le long des remparts et visiter la cathédrale St Gervais-St Protais.
Au delà de cette fraîcheur agréable, de la symétrie parfaite dans la nef qui ravit l'œil, de ces piliers impressionnants dans le transept, je me pose quelques minutes pour contempler la lumière des vitraux danser sur les pierres.
C'est un moment agréable qui ne nécessite pas plus de commentaires.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms
COMPOSTELLE 2016 : JOUR 10 - MIRADOUX - MARSOLAN  : 24 kms

 

Après un moment de calme et de pensées, je reprends mon sac pour retourner à l'agitation extérieure.
Je vais aller un endroit pour me poser un peu, réfléchir ou je vais aller dormir ce soir.
Déjà, enlever ses chaussures et laisser les pieds nus à l'air libre est un de ces petits bonheurs dont j'ai déjà du vous parler.
Je vais rester assis à l'ombre pendant une bonne 1/2 heure, pour terminer par un massage des pieds avec de l'huile.

Je sais, Ami marcheur que cela te fait envie et tu as raison !  je masse plutôt bien et mes pieds me remercient :-)

Reste maintenant l'endroit ou je vais dormir.
J'ai déjà parcouru 15 kms, et peu d'hébergements à venir.
9kms encore pour aller à MARSOLAN.
J'appelle " L'enclos de Tabus "et je fais bien.
le gite est complet et il reste juste un lit libre dans une chambre de 4 personnes.

Tout est réglé.
Me voici  reparti pour 9 kms entre lisières de foret,  routes goudronnées sans aucun arbre.
J' arriverai au bout de 2h  tranquillement a MARSOLAN, ou se cachent 472 habitants dans un océan de plaines tranquilles.

Je pose mes affaires à l'Enclos du Tabus".
Je prends possession du lit bas superposé restant.
Les 3 personnes sont déjà arrivés et ont déjà investi la chambre. L'accueil est sympa et j'attends patiemment mon tour pour gouter aux joies d'une douche bienfaitrice
En attendant le repas dans une bonne heure, je vais me détendre sur un transat au bord d'une piscine.
Je fais connaissance des compères de chambrée; 3 lorrains proche de la soixantaine , qui font ce périple ensemble pour partager de bons moments.
Oh surprise ! je retrouve le fameux groupe de pèlerines qui s'arrêtent chanter dans les églises.
Entre les lorrains plaisantins et les pélerines aux chants liturgiques, la soirée est animée ; nous prenons beaucoup de plaisir à les entendre chanter. 
C'est sur ces notes de musique que nous regagnons chacun notre lit.
En mettant mon téléphone en sourdine, je m'endors  en  repensant  à cette affiche humoristique

J'adore ce genre d'humour !

Cet article vous a plu ?
N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou le partager :-)

Envie d'en lire un peu plus ?

vous pouvez retrouver le début de cette partie du chemin "Conques - Aire sur l'Adour"
ici !

Pour le début de l'aventure depuis le PUY EN VELAY, cliquez ici !
 

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COMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kms

Publié le par ulysse92

Astuce :Vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignés qui vous emmèneront vers un site pour plus d’informations :-)
N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à partager l'article.
Chaleureusement
Denis

24 septembre 2016
Le jour vient danser sur les persiennes pour me sortir d un profond sommeil

Je me réveille dans cette grande chambre aux draps soyeux qui ont bercé ma nuit d un seul souffle.
Première prise de contact avec mon corps.

La fatigue a laissé des traces sur tout le dos, les jambes ont encore le souvenir de ce périple.
Je rassemble mes affaires, arrange mon sac et descends doucement l escalier qui réveille quelques tensions.
8 heures. Tout est calme dans cette salle d’hôtel aux odeurs de pain grillé et thé.
Devant un café, je regarde mon itinéraire se dérouler sur la carte pour cette nouvelle journée.
Aujourd’hui, rythme tranquille.

la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours
la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours

la porte de la grande horloge, la place aux halles et ses alentours

Je ne peux partir sans voir AUVILLAR en plein jour, et prendre le temps de découvrir ce village une dernière fois.
Derrière la tour de l’horloge, se dessine une grande place triangulaire sur laquelle surplombe une mini halle au grains, remplie d étals de producteurs locaux.
Sur une ambiance de marché local, je flâne avant d’atterrir au mini office de tourisme tenu par une dame âgée, charmante et lumineuse.

Nous discutons ensemble à propos du chemin, des pèlerins auxquels « elle consacre beaucoup de temps bénévolement avec chaleur », s’empresse de me dire son amie qui vient d'arriver.
Mon regard
  plonge dans le sien et je sens cette lumière, cette beauté intérieure. Cela me touche beaucoup, sans comprendre pourquoi. Au moment de partir, je fais demi tour, ouvre mon sac à dos et après avoir hésité entre plusieurs, lui sors une belle pierre (décorée artisanalement par Agnès) de sa couleur préférée avec un beau Message inscrit au dos " la Vie vous aime "
Je lui offre et lui dis: " petit clin d œil du matin pour vous remercier». Elle est émue. Je la quitte en lui disant qu’elle prenne soin d elle et part, le cœur rempli de joie, sans me retourner.

Avant de quitter Auvillar, je m'arrête visiter l'Eglise paroissiale Saint Pierre dont la quiétude me laisse en tête à tête avec Saint-Jacques pour un petit dialogue intérieur. 

 

Le temps est nuageux, frais et la route se déroule tranquillement jusqu’à Bardigues, ponctué par quelques messages à la craie laissés par des pèlerins. Un remplissage de gourde, et je continue de grapiller les kms en direction de St Antoine d’Arratz.

Personne sur le chemin ; les nuages distillent une lumière grise, habillant d’un manteau de tristesse les champs alentours. La route, presque en ligne droite, est d’une platitude ennuyeuse. Rien n’attire mon regard et je pars me réfugier dans mon monde intérieur ou dansent quelques souvenirs, naissent quelques pensées sur le sens de ma vie.

COMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kmsCOMPOSTELLE 2016 : JOUR 9 - AUVILLAR -MIRADOUX : 18 kms

Le joli petit village médiéval de Saint-Antoine de Pont d’Arratz se présente à moi lorsque je passe sous l’ancienne porte fortifiée. De jolies maisons fleuries, aux volets bleus,  bordent ce chemin et invitent à se poser « à la coquille » pour se rafraichir un peu.
Je reste là, assis à rêvasser en profitant seulement de l’énergie apaisante de ce village. 
 

L’Eglise Saint-Antoine attire mon attention et en pénétrant à l’intérieur, je trouve un pèlerin en larmes, en proie à une vive émotion. Il m’explique, qu’assis tout seul sur un banc, des femmes alors sont entrées et se sont mises à chanter ; Ce chant cristallin, magique a empli l’église et l’a bouleversé.
Cet instant était pour lui ; cela fait partie de ces « cadeaux » qui ouvrent le jardin de votre cœur et viennent caresser votre âme.

 Je quitte mon ami pèlerin  savoyard au gite d'Oustal et reprends la route sur un ciel aux couleurs de pluie jusqu'à FLAMARENS. Près du château, j'apercois le groupe de 10 pèlerines, installé sur une table, dont m'a parlé notre savoyard. Ce n'est pas courant de voir un groupe de 10 femmes pérégriner ensemble, et il est fort probable que ce soient des pratiquantes appartenant çà un groupe religieux. Le chemin est long et je le s recroiserai peut-être.

 

4 kms avant de rejoindre Miradoux ou je pense m’arrêter pour ce soir.

Un chemin sur le bas-côté d’une départementale, qui serpente le long des champs de tournesols déchus, brulés par le soleil, complète le tableau blafard de la journée.

Une pensée pour Van Gogh qui aurait été encore plus déprimé de peindre ces tournesol
s.

 

Miradoux, petit village de 500 habitants ou le soleil m’a accueille comme une récompense méritée.
Après avoir traversé la place des Halles, je sonne directement au gite « Bonté Divine ». Pas de problème de place ; 2 pèlerins seulement sont là et après l’accueil sympathique de Stéphane, je me hâte de prendre une douche chaude dans des sanitaires très bien agencés
.

Le plaisir de redécouvrir l’intensité des bonheurs simples comme celui de l’eau chaude sur un corps fatigué, de quitter ses chaussures de randonnée pour des sandales ouvertes, et en tenue de  détente, de profiter dans un jardin des derniers rayons de soleil qui viennent glisser sur l’horizon pour mieux gouter ces minutes qui s’écoulent doucement dans le tourbillon du Temps.
Tel est le bonheur du pèlerin.

Je fais la connaissance de Pierre, grand gaillard longiligne proche des 60 ans, barbe blanche de 3 jours. Nous échangeons quelques banalités courtoises sur notre parcours respectif .Il semble plus intéressé par son nombre journalier de kms que par la dimension intérieure du chemin.

Une fois seul, Stéphane vient déguster avec moi son apéritif local «  le pousse-rapière » et nous échangeons sur son parcours pour venir s’installer à Miradoux et ouvrir ce gite d’étape. Je suis toujours admiratif sur cette force de conviction de chacun à faire vivre un projet et sur les synchronicités qui viennent l’accompagner.

Le repas est l’occasion de discuter avec « Eric », un homme athlétique approchant la trentaine, qui, une fois arrivé à
Compostelle, a décidé de refaire le chemin inverse à pied pour rentrer en Suisse. Nous finissons en tête a tête autour d’un verre d’Armagnac, à échanger à bâtons rompus sur le symbolisme du chemin et de son regard «  alchimique » des endroits traversés.

Magie de l’échange et des rencontres qui s’achève avec la fatigue du soir.
Nous allons rejoindre rapidement notre dortoir pour une nuit récupératrice.
Installé dans mon duvet, je m’endors en repensant à ces quelques mots lus pour St Antoine que je vous offre avant de rejoindre les bras de Morphée, compagnon inlassable de notre voyage.

 

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