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Publié par ulysse92

Bonjour,

J'ai le plaisir de partager avec vous une nouvelle étape du Camino Frances.
Dans cet article, vous pouvez cliquer sur les mots en gras soulignés qui vous emmèneront vers un site pour plus d’informations :-)
Bonne lecture !

Retrouvez moi sur ma page Facebook : quelques pas sur le chemin :-)

COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
parcours du jour !
parcours du jour !

parcours du jour !


Vendredi 6 avril

La nuit est encore présente sur les toits de Viana lorsque nous sortons de l’auberge, prêts pour une nouvelle journée de marche.


La lumière jaunâtre donne un coté fantomatique au bâtiment que nous laissons derrière nous pour s’enfoncer vers l’aube qui embrase l’horizon.
 

Entre mi- silence et mi- bavardage, nous allons rapidement en moins de 2h atteindre LOGRONO, ville posée au bord du Rio Ebro.

Logrono
LogronoLogrono
Logrono

Logrono

C est le temps d’un café mais aussi d’expliquer à Kursten que mon chemin n’est pas le sien.
Il me demande en anglais si j’ai une « perception » pour lui, comme hier soir pour les 2 suédoises.
Il y a des moments ou le Temps s’arrête, ou quelque chose
se passe, comme cela m’est déjà arrivé sur le chemin.
C est encore le cas
ce matin dans ce café tranquille «Royal Portales», en pleine ville.
Les mots me viennent, comme sur un écran intérieur,
d’une telle fluidité ,que je laisse dérouler pour lui dire la raison de son chemin, quelques éléments de sa vie que je ne décrirai pas ici.
Je ne sais plus combien de temps cela a duré mais ces mots ont touché son
cœur.
Il est ému jusqu aux larmes.. Il se lève d’un bond, me serre dans ses bras, reprend son sac et disparaît dans cette rue qui l’absorbe.
Je reste un peu abasourdi, comme la fois à
Marsolan avec Eric en 2016.

Certes, je « sens «  des choses sur les gens, mais un échange de cœur à cœur, d’âme à âme s’est passé, une fois de plus.
Quoique tu en penses ami(e)lecteur(rice), cela reste un moment incroyable, car ce n’est pas mon lot quotidien de faire cela, mais le chemin. réveille quelque chose en moi, une connexion plus forte que d'habitude.

Retour à la réalité en payant mon café pour plonger dans le brouhaha de la ville.
Je marche au plus vite pour retrouver le calme des espaces verts que sillonne un chemin pavé.

La température est agréable et ma tenue s’allège pour profiter de cette douceur printanière.


Au moment de franchir un souterrain, je reste admiratif sur la qualité des tags illustrant le chemin de Compostelle, magnifiques clins d’œils inspirés, sans aucun doute.
 

Une grande allée bordée d’arbres s’ouvre a moi, ou les runners, cyclistes et marcheurs s’en donnent à coeur joie.
« Le poumon vert de Logrono» qui m‘emmène, quelques kms plus loin vers le lac «pantano la Grajera».

Cette étendue d ‘eau est une caresse pour le regard, et je savoure lentement ce paysage en m’y arrêtant quelques minutes.Peu de monde en cette fin de matinée, ou seuls quelques habitués viennent flâner pour se prélasser au soleil.

COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)

Direction: Navarrete, que j’atteindrai une bonne heure après avoir pris de la hauteur pour regarder une dernière fois cet écrin bleu avant de m’enfoncer sur des chemins parsemés de vigne.
Cela fait plus de 20 kms que je marche et le besoin de faire une halte sous cette chaleur se fait sentir.

Je vais visiter l’église de la Asuncion, dotée d’un grand retable baroque mais aussi d’une «climatisation naturelle »et reste un peu au frais à contempler l’architecture, les voûtes. 

COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)

De retour dans le village, je flâne dans les ruelles, tantôt ornées de blasons ou d’écussons, tantôt de symboles liés au chemin.

Le village semble paisiblement endormi, et c est en solitaire que je bois un Perrier frais avant de reprendre la route.

Il va faire chaud cet après-midi sur ces sentiers bordés de champs, sans arbres.
Une légère brise et quelques oiseaux viendront perturber le
rythme de ces 7 kms jusqu’à Ventosa.

Seuls quelques poteaux en béton ou sont posées des effigies de pèlerins nous rappellent pourquoi nous sommes la.
Un calme plat, ou mon regard rêveur glisse sur l’horizon.

Je ne cherche rien.

J’avance en silence.

COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)

Ventosa ne sera pas mon lieu de halte pour ce soir.
Je décide de poursuivre jusqu’à NAJERA, soit 10 kms de plus.
Le ciel s’est chargé d’électricité, le vent s’est levé.
Je peux apercevoir au loin, sur ma gauche, des rideaux gris de pluie balayant la campagne.
La chance est avec moi.
Le vent ne souffle pas dans ma direction.

Je commence à sentir les kms dans les pieds qui chauffent et j’accélère le rythme en pensant à une bonne douche chaude, relaxante pour finir avec un auto massage des pieds.
Entre collines, montées et descentes, je passe près d’Aleson, ou l’écho de la légende de la bataille de Roland et d’un géant résonne sur ces plaines.

 

COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)
COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)COMPOSTELLE 2018: JOUR 7 :  VIANA - NAJERA (38 kms)

NAJERA m ouvre ses portes sous une petite pluie fine vers 18h.
Avec la fatigue, je galère un peu pour trouver l’albergue qui me plat.
Envie de tranquillité ce soir et d’un coin pour me ressourcer. 
»Las Penas », un peu à l’écart du centre ville, fera parfaitement l’affaire.
Des dortoirs propres, une douche ultra moderne et une salle adaptée pour le déjeuner.
Çà fait un peu «dortoir privatisé», le grand luxe pour tout pèlerin au terme de 38 kms de marche.

Je vous épargne le détail des minutes de bonheur sous cette douche, comme si j’enlevais le poids de la fatigue de la journée.
De nouveau propre, je trouve l’énergie pour aller boire un verre dans le cour des rues piétonnes.
Attablé devant mon verre, ce bar trop rempli semble casser le bénéfice de ma journée. C’est un peu trop de passer d’un mode «nature» à un
mode «urbain»aussi vite, tel un plongeur qui ne respecte pas les paliers de remontée.
Aussi, je me réfugie dans un petit bar calme, ou je mangerai de bons tapas tout en discutant avec le patron qui veut me faire absolument goûter tout ce qui est préparé par sa femme.
De retour dans mon dortoir «  privatisé »,
et malgré la fraîcheur , je me laisse bercer par le silence qui m emmène très vite au pays de tous ceux qui marchent vers quelque chose , un but.
Marchons, marchons
cette nuit encore pour aller trouver cette réponse enfouie en soi.

 

 

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Envie d'en lire un peu plus ?

Pour les portions :
- pour lire le début du chemin en Espagne " Camino Frances"
ici !
- le chemin "Aire sur l'Adour - Saint Jean Pied de Port"
ici !
- le chemin " Conques - Aire sur l'Adour "
ici !

Pour le début de l'aventure depuis le PUY EN VELAY, cliquez ici !

 

 

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